Avis de Nibelheim
J’ai lu les Contes du chat perché quand j’étais petite en édition jeunesse. A présent que je les ai relus aujourd’hui, je peux réaffirmer que c’est un véritable coup de cœur. Destiné aux enfants comme aux adultes pas trop sceptiques, ces contes où parlent les animaux, où les petites filles sont transformées en cheval et en âne, où elles jouent au loup avec le loup, où un canard décide de parcourir le monde, … sont un véritable enchantement. La cruauté et la tristesse ne sont pourtant pas absentes, et la fuite dans l’imaginaire merveilleux est hélas, de bien courte durée en général. Ce qui est intéressant dans ces courts récits, c’est les différents niveaux de lecture que l’on peut découvrir. Pour les enfants, tel conte est juste plaisant, merveilleux ; pour un adulte un tant soit peu intrigué, tel conte présente une réflexion sur la représentation qu’on a de soi-même et la façon dont l’art l’influence, tel autre fait penser à la question de l’identité ou symbolise le passage de l’enfance à l’âge adulte avec l’entrée dans une société aliénante. Enormément de choses reposent dans ces petites histoires faussement naïves, écrites avec une simplicité déconcertante et néanmoins une élégance dans la langue. A lire et à relire les soirs d’été.





