Bienvenue à Ciudad Juàrez, frontière américano-mexicaine... du mauvais côté du Rio Grande, celui du Mexique. Bienvenue dans "la ville où même le diable a peur de vivre". Journaliste au grand quotidien espagnol El Diario, Toni Zambudio est envoyé à Juàrez par son rédacteur en chef pour enquêter sur une série de meurtres abominables : en moins de deux ans, les cadavres de cinquante trois jeune filles atrocement mutilées ont été retrouvés aux abords de la ville. Crimes rituels commis par une secte satanique ? Œuvre d'un terrifiant serial killer ? Toutes les questions restent en suspens dans cet univers d'extrême pauvreté où la mondialisation économique a apporté avec ses usines l'humiliation, le commerce de la chair, la violence et la mort. Et ce que va découvrir Toni Zambudio est pire encore que le pire des cauchemars...
Terriblement noir et violent, ce roman ne fait hélas que se baser sur des faits réels. Comme prévient l'auteur, une centaine de jeunes femmes ont été retrouvées violées et mutilées ces dernières années à Juarez, et si l'on a bien arrêté et jugé quelques coupables ou prétendus tels, l'ensemble de l'affaire n'a jamais été élucidé. Ce livre est donc plus qu'une fiction, c'est une œuvre de révolte qui dénonce, entre autres, la perversité d'un système où les grandes multinationales viennent chercher chez les plus pauvres la main-d'œuvre bon marché, corvéable et humiliable à merci. On ose espérer que la réalité est un peu moins horrible, mais c'est malheureusement loin d'être une certitude. Pour son premier roman, le journaliste, photographe et nouvelliste Patrick Bard frappe un grand coup. En plein cœur. --Bruno Ménard
Voici un livre qui tire sa trame d'une histoire vraie, et qui n'est toujours pas résolu ! À la frontière entre le Mexique et les États-Unis, des femmes travaillant pour des fabriques multinationales sont retrouvées "massacrées". Mais il ne s'agit pas de deux ou trois meurtres isolés, mais les victimes se comptent par dizaines !
La trame de ce polar s'inspire donc de ces faits (malheureusement) réels. Un journaliste espagnol part couvrir ces évènements pour son journal.
Son enquête va le mêler petit à petit à des histoires plus ou moins inextricables dans lesquelles il va se retrouver enlisé.
La part entre le réel et la fiction reste difficile à faire. En effet, les faits n'ayant pas été élucidés, il r'est pas aisé de savoir ce que le héros relate de fait véridiques ou de fait romancés. Cela rend ce roman encore plus "imprégnant" de par le sentiment de "vérité imaginaire" qui en ressort.
On se laisse guider au travers de toutes ces pages, dures, sans concessions, mettant en scène des situations plutôt sordides. Un bon polar donc.
Ce livre est vraiment un livre choc, dont je me rappellerai pendant un sacré bout de temps.
Il s'inspire de faits réels, et a également été source d'un film malheureusement pas très réussi... A Ciudade Juarez, à la frontière entre Mexique et etats-Unis, de nombreux cadavres de jeunes filles sont retrouvés dans un état horrible, après avoir été viiolées et mutilées. Point commun ou hasard, ces jeunes filles travaillent toutes dans des maquiladoras, usines de grands multinationales qui exploitent cette main d'oeuvre bon marché.
Un journaliste, Toni Zambudio, arrive d'Espagne et va enquêter sur ces meurtres. Oeuvre de satanistes, de pervers sexuels, toutes les pistes sont ouvertes...
Ce livre est un très bon polar, vraiment bien ficelé et plein de rebondissements. C'est surtout une sorte de reportage qui nous fait beaucoup réflechir sur la société de consommation qu'est la nôtre, où une partie du monde consomme sans connaître les conditions de travail misérables d'une autre partie du monde.