Bérénice, au centre de l'uvre de son auteur, en 1670, est une pièce singulière dans la production de Racine : c'est une tragédie où il n'y a pas de sang. Elle paraît peut-être d'autant plus douloureuse. Se séparer est pire ici que mourir. C'est le sort des trois personnages de la pièce : Bérénice, reine qui aime l'empereur Titus et qui devait l'épouser, Antiochus, qui voue un amour sans espoir à Bérénice. Il s'agit seulement de prononcer un mot, si dur, si tendre : adieu.
Voilà une tragédie racinienne certes plus facile à lire et à comprendre que les autres car il n'y pas de références aux dieux de la mythologie grecque. ici tout se passe à Rome et il n'est question que d'amour et de pouvoir. Le dilemme tragique est présent chez chacun des trois principaux personnages mais la fin est, à mon avis, bien décevante. Je m'attendais à quelquechose de plus radical ou de plus flamboyant comme dans Phèdre. C'est néanmoins un classique à lire ou plutôt à voir au théâtre!
Une histoire tragique ou se melent amour impossible, amour interdit, et toujours cette poésie qui fait le charme des pieces de théatre de Racine. Titus preferera t il épouser la femme qu'il aime ou regner sur Rome? Antiochus suportera t il son role de confident? Tant de questions... Mais une seule reponse, elle se trouve dans le livre!