Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Léa, intrépide héroïne de La Bicyclette bleue, est de retour en France. Entre-temps, le monde bouleversé de l'après-guerre l'avait conduite d'Argentine à La Havane révolutionnaire, en passant par une Indochine en plein chaos. Pourtant, à la fin des années cinquante, la France n'est pas de tout repos : la guerre qui fait rage en Algérie agite tout le pays. Le général de Gaulle charge alors François Tavernier de sonder, outre-Méditerranée, une population inquiète et une armée tentée par le putsch. Restés à Paris, Léa et Charles, son fils adoptif, prennent peu à peu le parti de l'indépendance et s'engagent, aux côtés des " porteurs de valises ", dans de dangereuses opérations de soutien aux militants algériens. Alors que la rébellion de janvier 1960 précipite Alger au bord du gouffre, Léa doit rejoindre François pour échapper aux soupçons de la DST : les voilà projetés au cœur d'événements dramatiques qui, une fois encore, les mettront durement à l'épreuve, éprouvant autant leurs convictions que leur amour.
Toujours aussi bonne saga, aucun tome ne m'a vraiment déçu pour l'instant. J'avais fait une pause après la lecture du tome 7 et j'ai retrouvé le style de l'auteur et les personnages comme Charles d'Argilat, Léa Delmas et François Tavernier avec grand plaisir. Au début ce tome ne m'emballait pas spécialement car le conflit de la guerre d'Algérie ne m'avait jamais trop passionné, mais au final Régine Deforges a réussi à m'y intéresser et j'ai appris pas mal de choses en parallèle de l'histoire des personnages principaux qui est toujours aussi prenante. Mon seul regret est que je ne possède pas le tome suivant alors que le livre s'achève sur un cliffhanger qui met dans l'ambiance de la suite, qu'on a envie de commencer dans la foulée.