Avis de poussaint
Sincèrement, je pense qu'il s'agit d'un des livres les plus sombres de l'auteur. Peut-être aussi le plus autobiographique. C'est un livre sur la mère disparue et sur l'impossibilité de se reconstruire après un tel évènement sans en garder des blessures, des failles. Falaises, c'est d'abord un titre lié à ce suicide de la mère à Etretat mais cela m'évoque aussi son fils qui serait resté au pied des falaises, se heurtant perpétuellement à ce mur. Comment se reconstruire quand on pense avoir failli, en ayant pas pu, malgré son amour, empêché celle que vous aimiez de mettre fin à ces jours.
D'autres thèmes sont déjà là qu'on retrouve dans "les lisières", roman postérieur où O. Adam a pu creuser le sens du territoire, de cette zone autour de Paris, terrain sans passé, périphérique, vide de sens mais rempli de gens dont la solitude se cogne à celle des autres, comme si de ces frottements devaient sortit quelque chose, une lumière, une chaleur. Les mots sont âpres, le récit dur, auréolé de quelques répits. On sent le héros tanguer, chercher son chemin et dans la nuit, attendre en vain, une lueur qui pourra le guider ou peut être définitivement le perdre comme ses naufrageurs qui faisaient s'échouer les bateaux en les guidant vers des récifs. Les dernières pages sont très belles; on y sent enfin une paix certaine sans aucun angélisme. "Nos vies sont les mêmes" mais à chacun de mener sa barque là où il le peut.
D'autres thèmes sont déjà là qu'on retrouve dans "les lisières", roman postérieur où O. Adam a pu creuser le sens du territoire, de cette zone autour de Paris, terrain sans passé, périphérique, vide de sens mais rempli de gens dont la solitude se cogne à celle des autres, comme si de ces frottements devaient sortit quelque chose, une lumière, une chaleur. Les mots sont âpres, le récit dur, auréolé de quelques répits. On sent le héros tanguer, chercher son chemin et dans la nuit, attendre en vain, une lueur qui pourra le guider ou peut être définitivement le perdre comme ses naufrageurs qui faisaient s'échouer les bateaux en les guidant vers des récifs. Les dernières pages sont très belles; on y sent enfin une paix certaine sans aucun angélisme. "Nos vies sont les mêmes" mais à chacun de mener sa barque là où il le peut.





