Avis de museolive
Raymond Aron (1905-1983) est un personnage au savoir étendu et à la réflexion puissante, qui a scruté son siècle d'un oeil aiguisé et qui l'a analysé avec beaucoup de réalisme : la grande question de l'histoire intellectuelle française des années 1960, notamment après le livre d'Aron, L'Opium des intellectuels (1955), était, et est encore : "Fallait-il avoir tort avec Sartre ou raison avec Aron?" Sartre l'extravagant continue de fasciner, et est l'Intellectuel par excellence du XXe siècle en France, mais Aron l'austère donne encore aujourd'hui beaucoup de réponses sur l'anomie sociale et culturelle et la crise économique et morale du monde contemporain, à ceux qui veulent bien se donner la peine de le lire...
Revenons à Les Etapes de la pensée sociologique : tout étudiant en sociologie qui se respecte doit plonger le nez dans cet ouvrage, qui part à la recherche des origines de la pensée sociologique moderne. Raymond Aron, philosophe de formation, supportait mal l'aspect trop théorique et parfois éloigné des réalités sociales de la phillosophie ; c'est la raison pour laquelle il s'est intéressé à d'autres sciences sociales, dont les premiers fondements théoriques avaient vu le jour au XIXe siècle, et notamment l'économie, la politique, la stratégie et la sociologie. L'une des grandes pensées qu'il abordera le plus pleinement sera celle de Karl Marx (dont il tirera son livre critique Le Marxisme de Marx). Ce dernier a eu pour vertu de lui faire comprendre que pour saisir le fonctionnement d'une société, il faut prendre en compte tous les paramètres, et ne pas s'enfermer dans un seul prisme. Ainsi peut-on accéder à une forme d'objectivité. En 1967, Aron a 62 ans et est un intellectuel reconnu : les grands intellectuels dont il analyse la pensée (Tocqueville, Marx, Durkheim, Weber, Pareto, Montesquieu, Comte) sont de très grands pluridisciplinaire, dont il tire l'apport sociologique de chacun ; il fallait donc un grand pluridisciplinaire afin de tirer les aspects sociologiques d'autres grand pluridisciplinaires. En conclusion, c'est un livre essentiel pour qui veut comprendre les bases de la sociologie moderne.
Revenons à Les Etapes de la pensée sociologique : tout étudiant en sociologie qui se respecte doit plonger le nez dans cet ouvrage, qui part à la recherche des origines de la pensée sociologique moderne. Raymond Aron, philosophe de formation, supportait mal l'aspect trop théorique et parfois éloigné des réalités sociales de la phillosophie ; c'est la raison pour laquelle il s'est intéressé à d'autres sciences sociales, dont les premiers fondements théoriques avaient vu le jour au XIXe siècle, et notamment l'économie, la politique, la stratégie et la sociologie. L'une des grandes pensées qu'il abordera le plus pleinement sera celle de Karl Marx (dont il tirera son livre critique Le Marxisme de Marx). Ce dernier a eu pour vertu de lui faire comprendre que pour saisir le fonctionnement d'une société, il faut prendre en compte tous les paramètres, et ne pas s'enfermer dans un seul prisme. Ainsi peut-on accéder à une forme d'objectivité. En 1967, Aron a 62 ans et est un intellectuel reconnu : les grands intellectuels dont il analyse la pensée (Tocqueville, Marx, Durkheim, Weber, Pareto, Montesquieu, Comte) sont de très grands pluridisciplinaire, dont il tire l'apport sociologique de chacun ; il fallait donc un grand pluridisciplinaire afin de tirer les aspects sociologiques d'autres grand pluridisciplinaires. En conclusion, c'est un livre essentiel pour qui veut comprendre les bases de la sociologie moderne.





