Avis de Nibelheim
Cette édition a l'avantage et l'inconvénient de comporter un appareil critique fort détaillé ... Mais assez indigeste. Outre cela, Jules Vallès nous livre un récit à forte tendance autobiographique : celui d'un enfant maltraité, incompris, que l'on force à étudier des vers latins quand il rêve de campagne et de travaux manuels. Récit reconstruit, qui ne se base aucunement sur l'exactitude des éléments autobiographiques, mais sur la pertinence et l'efficacité des scènes rapportées. Dans quel but ? Celui, ne serait-ce qu'en partie, de justifier ce sentiment de révolte qui habite l'auteur, grand idéaliste. Celui également de déformer les situations pour les rendre plus drôles et plus grotesques, ou plus dures et plus émouvantes. Autobiographie reconstruite et rapiécée, à l'image de l'enfant que la mère recouvre d'habits et de costumes plus fous les uns que les autres. Drôle, touchant, écrit dans une langue qui laisse la part belle au langage de tous les jours et à l'argot (démarche alors très intéressante pour l'époque), ce livre a constitué une agréable découverte.





