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American psycho

Parution
06/03/1997
Traduction
Michel Braudeau
Valeur d’échange
1 point

Résumé

Patrick Bateman est un jeune homme riche, beau et intelligent. Un golden boy de Wall Street à qui tout réussit. Il est par ailleurs parfaitement au fait des techniques de nettoyage et désincrustage de la peau les plus efficaces, il s'applique les meilleures crèmes pour le visage, ne porte que des vêtements de grands couturiers, utilise les derniers gadgets technologiques et passe ses soirées au Tunnel, la boîte branchée du moment. Bien sûr, tous ses amis sont comme lui. La seule différence, c'est qu'en plus Patrick Bateman viole, torture et tue. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarii ne se déroulent pas exactement comme prévu. À sa sortie en 1991, le roman d'Ellis suscita une vive émotion, aussi bien à cause de ses scènes d'horreur décrites quasi cliniquement que de son principal personnage, Bateman, symbole de la réussite économique, enfant prodige travesti en tueur sadique et immoral. Il faut dire qu'Ellis s'attaque de front à tous les excès de superficialité de l'Occident contemporain : sexe, culte du corps, de la richesse et de la jeunesse. Une entreprise de destruction commencée très tôt avec son premier roman Moins que zéro écrit alors qu'il avait 22 ans et que l'on retrouve dans Glamorama. Bret Easton Ellis ou l'art de mettre de l'acide sur les plaies béantes de la société. --Stellio Paris

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Critiques et avis

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Avis de athopob

Un livre profond sur le malaise d'une société états-unienne et de ses Golden boys. Patrick Bateman décrit sa vie bien rangée qui dégénère peu à peu dans une folie pure. Il écrit dans son journal ce qui fait sa vie de jeune homme riche, séduisant et fêtard. peu à peu, il sombre dans la violence sanguinaire avec des scènes vraiment insoutenables tant la méticulosité de l’horreur est poussée à son paroxysme. ce qui est effrayant est l'absence de raison objective à ce fait de sombrer dans le meurtre. On se demande finalement si la première partie, si plate et terne en terme d'action (grande descriptions, nom de marques tout le temps), n'est pas celle où le héros est le plus malheureux car conditionné par la société. Quand il devient lui même, mieux vaut ne pas être sur son chemin mais personne ne se demande pourquoi une société peut produire des individus si "fous". c'est la question que nous pose l'auteur dans ce roman culte et haletant malgré le manque d'action.