Avis de museolive
Elisabeth Barillé écrit bien : il s'agit d'une romancière à succès, dont la plume facile lui a permis de remporter plusieurs prix, dont le prix Victor Noury, décerné par l'Académie française, pour "A ses pieds", en 2006. Bien que discrète, Elisabeth Barillé est une femme de caractère, tempérament qui lui permet d'être grand reporter pour plusieurs magazines de voyage : elle a d'ailleurs écrit sur la voyageuse Ella Maillart. Est-ce par elle qu'elle en est venue à Colette Peignot, dit "Laure" ?
Toujours est-il que "Laure la sainte de l'abîme" est une biographie agréablement écrite. Du coup, agréable à lire. Colette Peignot, née en 1903 dans une famille bourgeoise de la région parisienne, a été très tôt marquée du sceau de la tragédie : elle perd son père et deux de ses oncles au front, durant la Première Guerre mondiale. Elle est également très tôt frappée par la maladie, en l’occurrence la tuberculose, qui va l'emporter jeune, à 35 ans. Les abus d'un prêtre, proche de la famille, finit d'influencer cette courte vie, qui n'aura de cesse de monter un intensité, en incandescence. C'est peut-être justement ce que rend le moins bien la très belle écriture d'Elisabeth Barillé : l'intensité toujours grandissante de cette femme, jusqu'à la rencontre de Georges Bataille, l'amant, et de Michel Leiris, l'ami, qui vont mener à son point culminant cette incroyable "aventure du Sacré". En outre, en tant que femme, E. Barillé a mal compris la fin de la vie de Colette Peignot, faisant passer pour une femme aimante trompée par un compagnon volage, deux êtres à la recherche de l'Absolu, où l'Amour se confond avec la Mort. Elisabeth Batillé ne dit pas assez à quel point G. Bataille, après la mort de Laure, rentrera dans une phase décisive de son œuvre, celle de la "Somme athéologique" et de la solitude. Dommage.
Toujours est-il que "Laure la sainte de l'abîme" est une biographie agréablement écrite. Du coup, agréable à lire. Colette Peignot, née en 1903 dans une famille bourgeoise de la région parisienne, a été très tôt marquée du sceau de la tragédie : elle perd son père et deux de ses oncles au front, durant la Première Guerre mondiale. Elle est également très tôt frappée par la maladie, en l’occurrence la tuberculose, qui va l'emporter jeune, à 35 ans. Les abus d'un prêtre, proche de la famille, finit d'influencer cette courte vie, qui n'aura de cesse de monter un intensité, en incandescence. C'est peut-être justement ce que rend le moins bien la très belle écriture d'Elisabeth Barillé : l'intensité toujours grandissante de cette femme, jusqu'à la rencontre de Georges Bataille, l'amant, et de Michel Leiris, l'ami, qui vont mener à son point culminant cette incroyable "aventure du Sacré". En outre, en tant que femme, E. Barillé a mal compris la fin de la vie de Colette Peignot, faisant passer pour une femme aimante trompée par un compagnon volage, deux êtres à la recherche de l'Absolu, où l'Amour se confond avec la Mort. Elisabeth Batillé ne dit pas assez à quel point G. Bataille, après la mort de Laure, rentrera dans une phase décisive de son œuvre, celle de la "Somme athéologique" et de la solitude. Dommage.
