Avis de poussaint
Agréable n'est pas le mot pour qualifier ce livre. On a à la fois un sentiment de répulsion horrible et pourtant on va jusqu'à la fin pour y trouver un peu de lumière. Calcutta y est décrite dans une noirceur abjecte où tout ce qui est interdit ailleurs semble ici prendre vie. Nul morale car ce livre est au delà. Dan Simmons, pour qui c'était son premier roman, y poursuit déjà ses chimères : l'éternel combat entre un mal terrifiant ... et un bien qui ne peut l'emporter, au mieux résister et s'enfuir. C'est aussi un livre qui vous hante car il touche du doigt votre propre sensibilité. Le mal est à la fois universel mais aussi en chacun de nous. C'est ce que comprendra finalement le héros mais à quel prix : la perte d'un être cher et apprendre à vivre avec le démon qui sommeille en chacun de nous. Puisse tout à chacun ne pas entendre le chant de Kali.
Enfin, on y croise déjà, surtout pour les inconditionnels de Dan Simmons, son poète préféré, Yeats aussi torturé que peut l'être l'auteur.
Enfin, on y croise déjà, surtout pour les inconditionnels de Dan Simmons, son poète préféré, Yeats aussi torturé que peut l'être l'auteur.




