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Le chant de kali

Parution
06/05/1999
Traduction
Dan Simmons
Valeur d’échange
2 points

Résumé

Il est des lieux maléfiques qui ne devraient pas exister. Il est des villes malfaisantes où l'on ne peut demeurer. Calcutta est de celles-là. Avant Calcutta, pareille idée m'aurait fait rire. Avant Calcutta, je ne croyais pas au mal, et surtout pas comme s'il était une force indépendante des hommes. Avant Calcutta, je n'étais qu'un imbécile.»
Robert Luczak est envoyé à Calcutta par sa maison d'édition pour récupérer le mystérieux manuscrit d'un poète que tous croyaient mort depuis huit ans. Mission simple en apparence, mais qui prend des allures de descente aux enfers dès lors que son chemin croise celui des Kapalikas, secte vouée à l'adoration de la meurtrière Kali dont les membres font régner la terreur sur la ville.
Sacrifices humains, cadavres ressuscités, meurtres en pagaille... Luczak comprendra - mais trop tard - que rien n'arrête le chant macabre de Kali.

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Critiques et avis

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Avis de poussaint

Agréable n'est pas le mot pour qualifier ce livre. On a à la fois un sentiment de répulsion horrible et pourtant on va jusqu'à la fin pour y trouver un peu de lumière. Calcutta y est décrite dans une noirceur abjecte où tout ce qui est interdit ailleurs semble ici prendre vie. Nul morale car ce livre est au delà. Dan Simmons, pour qui c'était son premier roman, y poursuit déjà ses chimères : l'éternel combat entre un mal terrifiant ... et un bien qui ne peut l'emporter, au mieux résister et s'enfuir. C'est aussi un livre qui vous hante car il touche du doigt votre propre sensibilité. Le mal est à la fois universel mais aussi en chacun de nous. C'est ce que comprendra finalement le héros mais à quel prix : la perte d'un être cher et apprendre à vivre avec le démon qui sommeille en chacun de nous. Puisse tout à chacun ne pas entendre le chant de Kali.
Enfin, on y croise déjà, surtout pour les inconditionnels de Dan Simmons, son poète préféré, Yeats aussi torturé que peut l'être l'auteur.