Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?
Après la première guerre mondiale, le seul prisonnier d'un petit village est interrogé. On perçoit qu'il a fait un acte grave, mais la révélation de la nature de cette action arrivera tardivement dans ce court récit. Autour de cet homme, gravite une femme isolée et un chien fidèle. Petit à petit, on découvre les secrets de chacun et ce que la guerre à été pour eux. Alentour, quelques membres du village ont aussi leur avis sur ces trois protagonistes particuliers. Un roman court, incisif, inspiré d'un fait réel. On est troublé par ces gens,leur vécu et leurs convictions et ce roman sur la guerre incite à tirer des leçons sur le présent.
Vraiment un très bon livre. L'histoire se passe juste après la Première mondiale avec un juge militaire à l'allure aristocratique qui se doit de prononcer un avis sur un ancien héros de guerre qui s'est rendu coupable à la fin de la guerre d'un acte qu'on ne découvrira qu'à la fin du livre. Ruffin s'est parfaitement rendre compte à la fois de cet atmosphère d'après guerre et se livre à une peinture très fine de ses personnages.