Avis de tafamgsac
Lawrence est flic dans une petite ville du Middle West. Sa femme est partie avec son fils, il vit seul avec son chien et entretient une relation épisodique avec Lois, la standardiste du commissariat, dont le mari s'est suicidé il y a peu de temps. Le soir d’Halloween, le corps d'une petite fille est retrouvé au bord d'une route, sous un tas de feuilles mortes. Elle était sortie de l'appartement, où sa mère était ivre, et avait apparemment trouvé refuge dans le tas de feuilles avant d'être écrasée par une voiture. Rapidement, l'enquête, dont Lawrence est chargé, s'oriente vers Kyle Johnson, un jeune footballeur de l'équipe locale. Le maire va alors tout faire pour convaincre Lawrence que cela n'est qu'un malheureux accident et que la ville a besoin de gagner le championnat, ce qui est impossible sans Kyle...
Dès la première page, j'ai été absorbée par le style de Michael Collins, qui est brut, précis, sans détails et mots superflus. On entre très vite dans l'histoire, qui est vraiment pleine de rebondissements assez inattendus, d'ailleurs il faut attendre les dernières pages pour connaître le dénouement.
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur, d'origine irlandaise, appréhende et décrit la société américaine à travers l'histoire de cette petite ville du Middle West. Il montre que les rôles sont figés et que chacun jouit de sa petite notoriété : le maire, le commissaire, la star de foot locale. Il dénonce également les travers de la religion avec les personnages des parents de Kyle, pour qui la vie moderne n'est remplie que de pêchés et qui pensent que tout ce qui arrive de mal n'est qu'une punition de Dieu.
On ressent bien la lourdeur de la vie dans ces villes où tout le monde s'épie.
J'ai eu par contre plus de mal à m'attacher au protagoniste : si Lawrence parait au début plutôt sympathique, on a un peu plus de mal à le cerner par la suite, il apparait même parfois un peu antipathique.
Ce que je retiendrai de ce livre, c'est le sentiment de solitude qui en ressort, on a l'impression que tous les personnages sont seuls : Lois, dont le mari s'est suicidé, qui fait beaucoup de choses pour aider l'enquêteur, mais aussi la mère de l'enfant tuée, et surtout Lawrence. Sa femme est partie, il n'est pas vraiment amoureux de Lois, il passe ses nuits dans sa voiture, car il se sent trop mal chez lui... L'auteur arrive vraiment à nous faire ressentir ce sentiment de solitude, qui est par moments très pesante.
Dès la première page, j'ai été absorbée par le style de Michael Collins, qui est brut, précis, sans détails et mots superflus. On entre très vite dans l'histoire, qui est vraiment pleine de rebondissements assez inattendus, d'ailleurs il faut attendre les dernières pages pour connaître le dénouement.
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur, d'origine irlandaise, appréhende et décrit la société américaine à travers l'histoire de cette petite ville du Middle West. Il montre que les rôles sont figés et que chacun jouit de sa petite notoriété : le maire, le commissaire, la star de foot locale. Il dénonce également les travers de la religion avec les personnages des parents de Kyle, pour qui la vie moderne n'est remplie que de pêchés et qui pensent que tout ce qui arrive de mal n'est qu'une punition de Dieu.
On ressent bien la lourdeur de la vie dans ces villes où tout le monde s'épie.
J'ai eu par contre plus de mal à m'attacher au protagoniste : si Lawrence parait au début plutôt sympathique, on a un peu plus de mal à le cerner par la suite, il apparait même parfois un peu antipathique.
Ce que je retiendrai de ce livre, c'est le sentiment de solitude qui en ressort, on a l'impression que tous les personnages sont seuls : Lois, dont le mari s'est suicidé, qui fait beaucoup de choses pour aider l'enquêteur, mais aussi la mère de l'enfant tuée, et surtout Lawrence. Sa femme est partie, il n'est pas vraiment amoureux de Lois, il passe ses nuits dans sa voiture, car il se sent trop mal chez lui... L'auteur arrive vraiment à nous faire ressentir ce sentiment de solitude, qui est par moments très pesante.





