Avis de Lionelle21
Pour donner le ton du livre, en voici une phrase, tirée de la 4ème de couverture : "Chers American Airlines, espèce de misérables merdes, je vais continuer à écrire et vous allez continuer à lire parce que pour la première fois de ma vie ce n'est pas moi qui l'ai foutue en l'air, c'est vous." Je m'en tiens là, même si la suivante est croustillante lorsque American Airlines sont traités de salopards, bordel !".
Il s'agit donc d'un livre de la collection "Les Affranchis", ou "Ecrivez la lettre que vous n'avez jamais écrite", comme devise. Le concept est en soi intéressant et Jonathan Miles signe ici une lettre magistrale dont on ne perd pas le fil jusqu'à sa signature finale, pour protester contre l'avion qu'il ne prendra pas et qui lui fera (ferait ?) rater l'occasion de recommencer sa vie, cette fois avec un peu plus de bonheur.
Qu'il soit clair que ce roman est particulièrement noir. On suit le parcours d'un américain moyen, ni riche ni pauvre, plutôt en bonne santé si ce n'est un alcoolisme forcené, sans véritables projets que celui, inconscient, de se détruire.
Pourtant, c'est écrit de façon assez magistrale, je dois le dire, à la façon des classiques. Si, si, j'ose le dire, malgré la vulgarité ou la noirceur ambiante, la tristesse et la misère, ce livre est excessivement bien écrit de façon très littéraire, avec parfois, parsemé de ci de là, quelque mot improbable et pas si souvent usité qui fait du bien à la langue (américaine et française pour la traduction), comme aux yeux qui le lisent. On prend plaisir à ce mélange moderne et classique.
Il me semble que c'est le premier roman de Jonathan Miles. C'est déjà une écriture très affirmée, d'un auteur qui maîtrise déjà bien des techniques littéraires et qui n'a effectivement pas choisi la facilité avec ce roman.
C'est une vraie et excellente découverte que ce roman que je conseille vivement aux amoureux des belles lettres justement, entendre par là, des amoureux des mots, de leur sens, de leur imbrication, de leur mystère comme de leur puissance.
Sous le prétexte de cette réclamation, l'auteur nous livre ici un retour sur le roman familial qui court sur trois générations, mais qui n'a pas la lourdeur d'une introspection. Il vomit sa vie, celle de ses géniteurs, et pleure celle qu'il n'a pas eue avec sa fille, peut-être le sujet où l'on ressent le plus tout l'amour qu'il a en lui, et qu'il laisse s'exprimer de manière tendre, et (j'ose) presque joyeuse.
Ne lisez pas ce livre en espérant une happy end de l'alcoolo repenti qui va enfin repartir du bon pied, dans une vie plus "normative" moins dérangeante. Lisez le pour l'excellente plume de Miles.
Il s'agit donc d'un livre de la collection "Les Affranchis", ou "Ecrivez la lettre que vous n'avez jamais écrite", comme devise. Le concept est en soi intéressant et Jonathan Miles signe ici une lettre magistrale dont on ne perd pas le fil jusqu'à sa signature finale, pour protester contre l'avion qu'il ne prendra pas et qui lui fera (ferait ?) rater l'occasion de recommencer sa vie, cette fois avec un peu plus de bonheur.
Qu'il soit clair que ce roman est particulièrement noir. On suit le parcours d'un américain moyen, ni riche ni pauvre, plutôt en bonne santé si ce n'est un alcoolisme forcené, sans véritables projets que celui, inconscient, de se détruire.
Pourtant, c'est écrit de façon assez magistrale, je dois le dire, à la façon des classiques. Si, si, j'ose le dire, malgré la vulgarité ou la noirceur ambiante, la tristesse et la misère, ce livre est excessivement bien écrit de façon très littéraire, avec parfois, parsemé de ci de là, quelque mot improbable et pas si souvent usité qui fait du bien à la langue (américaine et française pour la traduction), comme aux yeux qui le lisent. On prend plaisir à ce mélange moderne et classique.
Il me semble que c'est le premier roman de Jonathan Miles. C'est déjà une écriture très affirmée, d'un auteur qui maîtrise déjà bien des techniques littéraires et qui n'a effectivement pas choisi la facilité avec ce roman.
C'est une vraie et excellente découverte que ce roman que je conseille vivement aux amoureux des belles lettres justement, entendre par là, des amoureux des mots, de leur sens, de leur imbrication, de leur mystère comme de leur puissance.
Sous le prétexte de cette réclamation, l'auteur nous livre ici un retour sur le roman familial qui court sur trois générations, mais qui n'a pas la lourdeur d'une introspection. Il vomit sa vie, celle de ses géniteurs, et pleure celle qu'il n'a pas eue avec sa fille, peut-être le sujet où l'on ressent le plus tout l'amour qu'il a en lui, et qu'il laisse s'exprimer de manière tendre, et (j'ose) presque joyeuse.
Ne lisez pas ce livre en espérant une happy end de l'alcoolo repenti qui va enfin repartir du bon pied, dans une vie plus "normative" moins dérangeante. Lisez le pour l'excellente plume de Miles.

