Avis de madmike
// Préambule //
L'homo erectus n'est pas un gay frétillant à l'idée de pouvoir se marier avec son prochain mais un des lointains ancêtres de Dominique Strauss-Kahn, ancêtre qui vécut environ un million d'années environ avant Nafissatou Diallo, et constitue le chaînon manquant entre les derniers australopithèques et les hommes plus proches de nous.
Le catus erectus m'était en revanche inconnu jusqu'à ce que le belge Philippe Geluck n'en fasse le thème du dix-septième épisode des aventures de son héros félin, le Chat : ce tome numéro 17 est en effet sobrement intitulé Le chat erectus , et il est paru à l'automne 2012...
// Synopsis //
Le chat philosophe toujours.
Il s'épanche en un dessin, un strip ou une page, quand il n'imagine pas les légendes décalées de gravures du XIXème siècle...
// Un album irrégulier //
Ce dix-septième album est un peu un gentil fourre-tout, qui donne l'impression que Philippe Geluck nous a refourgué tout son stock pour avoir de quoi sortir un album avant noël : les strips classiques du chat en trois cases voisinent avec des dessins isolés (souvent drôles) et des pages complètes (qui là font un peu délayé au regard de la brièveté habituelle des gags en trois cases) ; et, cerise sur le gâteau, on a droit à toute une série de détournements de gravures anciennes qui débarquent ici sans qu'on sache trop pourquoi, et qui en plus ne sont que modérément drôles.
Il y a quelques gags hilarants, comme cette simple image où Geluck imagine la vengeance des hérissons trop souvent victimes des automobiles, mais aussi beaucoup d'autres qui ronronnent tranquillement (vous me direz, c'est normal pour un chat), et quelques uns qui ne sont franchement pas drôles. Du coup ça se feuillette sans désagrément, mais une fois atteint la dernière page je n'ai pas eu trop envie d'y revenir, trop de gags là-dedans étant quand même décevants...
// Un dessin simple //
Le dessin de Philippe Geluck a toujours été très simple, et cet album reste fidèle à son style : le chat est réduit à quelques lignes, le décor est souvent absent, et le coloriste n'a pas trop eu à se fouler, se contentant en général de deux à trois couleurs d'aplats (le gris pour le chat, une autre pour le fond, parfois une troisième pour égayer).
Ca ne surprendra pas les lecteurs des épisodes précédents, mais j'ai toujours trouvé ça borderline pour un album de bandes dessinées - à la limite, il ferait mieux de publier des Poche humour avec les textes drôle qu'il imagine que de vouloir à tout prix les illustrer...
// En conclusion //
Le chat erectus ne me fait pas bander.
Ce dix-septième album du chat est assez irrégulier, certains gags hilarants ne suffisant pas à faire oublier d'autres idées nettement moins inspirées, d'autant plus que le graphisme fort simple ne peut rattraper les manques d'inspiration intermittents...
Note : 6/0

chouchi27