Martin Provost, cinéaste et romancier français, signe avec Bifteck un récit court ancré dans l'univers d'une boucherie parisienne.
Le personnage principal, un homme solitaire, exerce son métier au rythme de journées qui se ressemblent. Entre la découpe de la viande, les échanges avec les clients et les rituels de la boutique, c'est un quotidien d'artisan que rien ne semble sortir de l'ordinaire.
Dans une langue sobre et attentive aux détails concrets, le récit laisse affleurer la solitude, la répétition du geste et la présence du corps et de la chair. Une atmosphère silencieuse habite ce portrait discret.
Autant j'ai apprécié le début de l'histoire d'André qui fait "chanter" la chair des dames et le vocabulaire employé, autant la 2ème partie de l'histoire m'a franchement laissée de marbre... Voire même, m'a vraiment ennuyée. Dommage, ça partait bien !