Une panne d'électricité, une marche qui se dérobe, une chute dans l'escalier, et vous voilà en mille morceaux, indisponible pour des semaines, des mois peut-être. Est-ce grave ? Au début, on ne sait pas bien. Aux urgences les diagnostics relèvent de la fantaisie, la lecture des radios dépend des goûts et des couleurs. Votre médecin de famille fait de la randonnée au Népal, celui de S.O.S. Médecins ne s'intéresse qu'à vos livres. Et vous ne marchez toujours pas. Il faut opérer, mais quand ? Le professeur Rocher, le meilleur, vient lui aussi de se casser le genou... Quand la patiente s'appelle Nicole de Buron, cette simple histoire de fracture tourne à la sarabande épique et à la comédie moliéresque. Chacun se reconnaîtra un peu dans cette satire du monde, parfois effrayant, de la médecine. " [...] un roman tonique, joyeux, optimiste. " Madame Figaro Egalement chez Pocket : Chéri, tu m'écoutes ? et Mon cur, tu penses à quoi ? A rien...
J’ai lu ce livre à une période ou ma santé me clouait au lit ! C’est absolument criant de vérité tout en étant dédramatisant et hilarant. Notre chère Nicole de Buron nous présente encore une fois une situation banale de notre quotidien sous un jour tout a fait réjouissant. Un délice a partagé avec tout ceux dont vous voudriez remonter le moral !!
Je suis parfaitement déçue de ce livre que je n'ai d'ailleurs même pas fini, et franchement c'est suffisamment rare pour que j'en fasse mention. Pourtant, on connaît de Buron pour d'autres écrits sympathiques, rapides, faciles, et souvent très drôles, tel C'est quoi ce petit boulot. On voit bien qu'elle reste dans ce ton là, mais pour nous dire quoi au juste ? Faire un journal condensé de sa chute dans l'escalier. La ligne directrice est ensuite ses allers retours d'un médecin à l'autre, tous aussi spécialistes les uns que les autres qui (se) disent, pensent et font tous les contraires du confrère. Chouette. C'est rassurant ! Sortent-ils tous de la même faculté ? Mais ce qui est gênant à cette lecture reste que le parcours de de Buron n'est représentatif de rien à mon sens. Nous n'avons pas tous un chauffeur pour nous conduire à la clinique ou en radiologie et qui nous attend gentiment. Non, nous, on paie un VSL si l'on n'a personne pour nous y accompagner. Avec son lot de paperasserie. Et sinon, on appelle les pompiers, avec son lot de stress dans la coque du camion rouge. Nous n'avons pas non plus une gouvernante à demeure 7 jours sur 7, pour faire les courses, préparer le repas, changer les draps etc... Non, nous on peut peut-être faire appel à une connaissance, ou bien encore faire marcher l'assurance avec assistance. Et son nouveau lot de paperasserie, et sûrement pas une demi journée par jour ! Nous ne prenons pas l'avion non plus pour rentrer à la capitale parce que ce sera sûrement plus simple de se faire soigner que du fond des Corbières. Nous ne pensons peut-être même sûrement pas qu'on a les moyens de choisir dans quelle ville nous allons nous faire soigner. Bêtement, nous restons proche de notre domicile, pour un peu qu'il y ait des enfants à gérer, c'est la totale ! Nous n'avons pas non plus dans nos connaissances des imprésarios, ou autre metteur en scène, je ne sais plus, qui connaît le copain de la copine du mec qui nous recommande chaudement au meilleur médecin du coin. Nous n'avons pas non plus la faculté de refuser lorsque notre médecin dont nous aurions bien besoin nous donne un rendez-vous dans 2, 3 ou 6 mois. Bref, c'est absolument navrant pour Madame de Buron, mais personnellement je trouve ça un peu déplacé, à l'heure où des gens manifestent pour conserver un minimum l'accès aux soins par exemple en ruralité. Je trouve indécent de balancer autant d'argent pour le confort du chauffeur après l'avion quand d'autres ne vont même pas se faire soigner une dent parce que ça coûte beaucoup trop cher ! Et je finirai d'ailleurs mon coup de gueule en parlant des lunettes qui ne sont pas remboursées, ou si mal, malgré des mutuelles qui coûtent un bras, sous le prétexte que ce serait du confort peut-être ? Et comment fait-on pour conduire sans lunettes ? Il faut aussi être riche ? Bref, si l'écriture est toujours pointue, le contenu m'espante. Je n'adhère pas, mais ce doit être mon côté prolo...