Avis de snowwhite
Jane Eyre est une orpheline dépourvue de richesse et de beauté, mais dotée d'un caractère et d'une opiniâtreté à toute épreuve. Ces histoires d'orphelins suivent toujours une trame identique. Ils sont recueillis par des parents éloignés qui ne les aiment pas, parfois ils sont maltraités. Ils finissent dans une pension où la vie n'est pas facile, mais au fur et à mesure de l'histoire, leur sort s'améliore et bien plus encore... Jane Eyre est un roman qui n'échappe pas à ce cliché littéraire, mais qu'importe, je n'arrive pas à m'en lasser.
L'histoire se déroule en trois temps bien marqués.
Le premier est celui de l'enfance, il permet de poser le personnage de Jane, d'exposer ses malheurs, de forger son caractère... Ce passage tout empreint dans le style, le choix des mots d'une candeur enfantine finit par ennuyer. Il ouvre cependant sur un deuxième temps, à mon sens plus intéressant. Il permet au lecteur de grandir avec son personnage tout en douceur. C'est comme si une maturité d'écriture accompagnait la maturité de l'héroïne. Jane est désormais une jeune femme posée, grave et simple. Le physique reste ingrat (heureusement on ne tombe pas à ce point dans le cliché que d'ortie elle devienne magnifique orchidée) mais la tête est bien faite au dedans et là est l'important.
Evidemment, c'est dans ce tournant-ci de l'histoire que notre jeune femme découvre les affres de l'amour. Et quel merveilleux tableau de sentiments Charlotte Brontë nous offre ici ! Son expérience lui permet de dépeindre avec exactitude les émotions qui assaillent le cœur de la femme éprise. Voilà notre Jane emportée par un tourbillon d'intensité. Aucune étape ne lui est épargnée dans l'apprentissage de ce nouvel état d'esprit. Sans cesse elle est assiégée par le doute, l'incertitude. Elle interprète le moindre geste, la moindre parole de l'être aimé... Ah ! Ce que ces moments sont à la fois délicieux et douloureux ! A chaque instant, mon propre cœur était prêt à lâcher ! Je regrette simplement une forme d'amour servile qui ne convient pas vraiment à mon tempérament, mais soit : si chaque femme se ressemblait, l'amour serait strictement sans intérêt. Une chose est sûre. Je ne sais pas si cet ouvrage bénéficie d'un public masculin (certainement au XIXe, aujourd'hui...), mais quel fabuleux manuel de décryptage de la femme amoureuse pourrait-il y trouver !
Cet amour est inéluctablement confronté à de nombreux obstacles (sinon, il n'y aurait pas de roman...). L'âme du seigneur est tourmentée. Des secrets surgissent de l'ombre et viennent tout bouleverser. Je ne révèle pas grand chose en écrivant cela, il ne s'agit que des éléments perturbateurs classiques du genre.
Arrive alors la troisième phase qui ne me plaît guère et me déçoit par sa prévisibilité. Mais je n'irais pas plus loin, ce fil d'Ariane qui me fait l'effet d'un poncif ne l'est peut-être pas pour tous.
L'histoire se déroule en trois temps bien marqués.
Le premier est celui de l'enfance, il permet de poser le personnage de Jane, d'exposer ses malheurs, de forger son caractère... Ce passage tout empreint dans le style, le choix des mots d'une candeur enfantine finit par ennuyer. Il ouvre cependant sur un deuxième temps, à mon sens plus intéressant. Il permet au lecteur de grandir avec son personnage tout en douceur. C'est comme si une maturité d'écriture accompagnait la maturité de l'héroïne. Jane est désormais une jeune femme posée, grave et simple. Le physique reste ingrat (heureusement on ne tombe pas à ce point dans le cliché que d'ortie elle devienne magnifique orchidée) mais la tête est bien faite au dedans et là est l'important.
Evidemment, c'est dans ce tournant-ci de l'histoire que notre jeune femme découvre les affres de l'amour. Et quel merveilleux tableau de sentiments Charlotte Brontë nous offre ici ! Son expérience lui permet de dépeindre avec exactitude les émotions qui assaillent le cœur de la femme éprise. Voilà notre Jane emportée par un tourbillon d'intensité. Aucune étape ne lui est épargnée dans l'apprentissage de ce nouvel état d'esprit. Sans cesse elle est assiégée par le doute, l'incertitude. Elle interprète le moindre geste, la moindre parole de l'être aimé... Ah ! Ce que ces moments sont à la fois délicieux et douloureux ! A chaque instant, mon propre cœur était prêt à lâcher ! Je regrette simplement une forme d'amour servile qui ne convient pas vraiment à mon tempérament, mais soit : si chaque femme se ressemblait, l'amour serait strictement sans intérêt. Une chose est sûre. Je ne sais pas si cet ouvrage bénéficie d'un public masculin (certainement au XIXe, aujourd'hui...), mais quel fabuleux manuel de décryptage de la femme amoureuse pourrait-il y trouver !
Cet amour est inéluctablement confronté à de nombreux obstacles (sinon, il n'y aurait pas de roman...). L'âme du seigneur est tourmentée. Des secrets surgissent de l'ombre et viennent tout bouleverser. Je ne révèle pas grand chose en écrivant cela, il ne s'agit que des éléments perturbateurs classiques du genre.
Arrive alors la troisième phase qui ne me plaît guère et me déçoit par sa prévisibilité. Mais je n'irais pas plus loin, ce fil d'Ariane qui me fait l'effet d'un poncif ne l'est peut-être pas pour tous.





