Quotidiennement sollicitée par du courrier de ses lecteurs, Amélie va un jour tomber sur une lettre inattendue... Un G.I coincé en Irak l'appelle au secours pour tenter de survivre dans cette drôle de guerre. Pour se rebeller, ce white trash se goinfre de junk-food, arborant sa graisse comme une amoureuse enveloppante. Mue par son instinct de Saint-Bernard, l'écrivain lui répond en lui parlant de body-art. S'ensuit une relation épistolaire étrange...
Très bon livre : Amélie Nothomb encore une fois ne déçoit pas.
1) C'est court et une soirée suffit pour tout lire. Heureusement car on n'a pas envie de le laisser tomber avant d'avoir fini.
2) C'est intelligent, retors, toujours en dehors des clous et de la normalité et c'est pour ça qu'on l'aime. Amélie a un don pour rendre compréhensible nos folies et les rendre humaines, compréhensibles sans jugement et sans tabou
3) il faut être culotté pour écrire un livre où l'auteur est aussi un héros de l'histoire mais comme elle en profite pour se moquer d'elle-même, surtout à la fin, on applaudit à deux mains car l'entreprise fait preuve d'une grande modestie.
4) C'est contemporain : le sujet est la guerre en Irak mais traité sous un jour plus que surprenant : la vague d'épidémie d'obèses chez les soldats américains.
Bref à recommander chaudement
Chronique épistolaire entre l'auteure et un correspondant soldat Américain basé en Irak.
C'est du Nothomb pur jus, alors si on n'aime pas son style, on n'aimera pas ce livre.
Moi, j'ai bien aimé.
A travers cet écrit, elle nous livre un peu d'elle-même, ses goûts en matière de correspondance avec ses lecteurs, et j'avoue avoir parfois été dérangée par une certaine forme de nombrilisme, voire une attitude un tantinet imbue. Mais ces débordements sont contrebalancés par l'attachement que l'on peut ressentir pour elle au travers de ce qu'elle nous révèle d'elle-même et ses réflexions sur les relations écrites entre les personnes. Elle s'interroge sur son attitude vis-à-vis des auteurs des centaines de lettres qu'elle reçoit. On se prend à relever ce qu'elle aime ou déteste dans les missives et leur forme, au cas où...
On retrouve son humour cynique et décalé, l'une de ses obsessions morbides, et son imagination débordante nous amène vers une fin tout à fait surprenante.
Quant au vocabulaire qu'elle emploie, il m'a fallu, comme pour chacun de ses romans, me plonger dans le dictionnaire : voïvodine (que même mon correcteur orthographique ne connaît pas), archimandrite et scissiparité... Ça vous dit quelque chose ? En ce qui me concerne, je ne suis pas sûre de pouvoir replacer ne serait-ce que l'un de ces mots dans une conversation !
Mais c'est aussi ça, Amélie Nothomb !
Une correspondance intéressante entre Amélie Nothomb et un soldat américain souffrant d'obésité en Irak. Une histoire d'actualité. J'ai été surprise par ce phénomène d'obésité chez les soldats qui mangent à n'en plus finir pour oublier les horreurs qu'ils vivent au quotidien. Amélie Nothomb se livre au lecteur sur son ressenti des lettres qu'elle reçoit de ses lecteurs: c'est intéressant. Ce roman d'Amélie Nothomb m'a encore surpris par son histoire...
Un roman d'Amélie Nothomb comme je les aime : une bonne idée, originale et qui a un sens (j'avoue, je déteste les romans autobiographiques d'A.N). On est tenu en haleine pendant un bon moment et le rebondissement en vaut la chandelle.
Un des meilleurs d'Amélie Nothomb !