Avis de Vallao
Ce livre, c'est l'histoire du silence. Trente-cinq ans après le décès de son frère, Helmer vit dans l'impossible deuil, fermé sur lui-même, et fait montre d'une extrême froideur envers son père. Pas de bruit dans la maison, pas de bruit non plus dans ce paysage opressant et mélancolique.
C'est aussi l'histoire d'une prise de conscience, lente mais tenace, de la prison qu'est la résignation, et celle d'une révolte intérieure qui fera révolution.
C'est l'histoire d'un amour contenu, bridé, impossible, inavouable.
Une belle histoire, toute en lenteurs et sobriété.
J'ai beaucoup aimé la sensualité omniprésente dans la narration, j'ai beaucoup aimé la description des gens et des paysages. Des paysages que j'ai reconnus, bien sûr, pour les avoir traversés ou m'y être arrêtée (je connais très bien les Pays-Bas). Ces paysages faits de pâturages et de canaux, de grosses fermes et de bétail. Des gens que j'ai reconnus aussi, pas parce qu'ils sont Hollandais, mais parce qu'ils sont paysans, et que je vis dans un environnement très rural. J'ai dans mon entourage des paysans qui rêvent parfois d'ailleurs, mais qui sont ici parce que c'est ici qu'est leur devoir, c'est ici que sont leurs racines et... qu'ils font partie du paysage. Des gens simples et généreux, mais qui n'en sont parfois pas moins ouverts sur le monde.
Ainsi est Helmer.
Seul bémol : une traduction parfois bancale (pour moi qui connais suffisamment le néerlandais pour le reconnaître derrière une tournure boiteuse), mais le plaisir de la lecture efface facilement ce désagrément.
C'est aussi l'histoire d'une prise de conscience, lente mais tenace, de la prison qu'est la résignation, et celle d'une révolte intérieure qui fera révolution.
C'est l'histoire d'un amour contenu, bridé, impossible, inavouable.
Une belle histoire, toute en lenteurs et sobriété.
J'ai beaucoup aimé la sensualité omniprésente dans la narration, j'ai beaucoup aimé la description des gens et des paysages. Des paysages que j'ai reconnus, bien sûr, pour les avoir traversés ou m'y être arrêtée (je connais très bien les Pays-Bas). Ces paysages faits de pâturages et de canaux, de grosses fermes et de bétail. Des gens que j'ai reconnus aussi, pas parce qu'ils sont Hollandais, mais parce qu'ils sont paysans, et que je vis dans un environnement très rural. J'ai dans mon entourage des paysans qui rêvent parfois d'ailleurs, mais qui sont ici parce que c'est ici qu'est leur devoir, c'est ici que sont leurs racines et... qu'ils font partie du paysage. Des gens simples et généreux, mais qui n'en sont parfois pas moins ouverts sur le monde.
Ainsi est Helmer.
Seul bémol : une traduction parfois bancale (pour moi qui connais suffisamment le néerlandais pour le reconnaître derrière une tournure boiteuse), mais le plaisir de la lecture efface facilement ce désagrément.




