Avis de zelia32
Bernhard Schlink est à la fois romancier et juriste, plus précisément juge. Cet écrivain de langue allemande est né le 6 juillet 1944 en Allemagne à Bielefeld. Il débute avec des polars. Son premier, "Brouillard sur Mannheim" a été écrit en collaboration avec Walter Popp. Beaucoup ont été récompensés par des prix littéraires prestigieux dont le roman "Die Gordische Schleife" qui a obtenu le Prix Glauser en 1989.
"Le Liseur" ne figure pas parmi les polars. Publié en 1995 en Allemagne sous le titre "Der Vorleser", ce roman partiellement autobiographique est publié en France en 1996. Le bouche à oreille fonctionne et ce livre devient rapidement ce qu'on qualifie de "Best-seller" en Allemagne et en France mais aussi à l'étranger ce qui lui vaut une traduction dans 37 langues ! Pour la petite histoire, il est le premier livre allemand à figurer en première position sur la liste de best-sellers que publie le New-York Times. En 1997, il reçoit le prix Hans Fallada (récompense littéraire italienne) ainsi que le prix Laure Bataillon (prix décerné à des oeuvres étrangères traduites en français) avant d'obtenir en 1999 le prix de Littérature du journal "Die Welt".
Un adolescent de 15 ans, Michael Berg, rencontre sur le trajet du lycée une femme plutôt énigmatique, Hanna Schmitz, dont il devient l'amant. Ils se voient chaque jour chez elle, moments pendant lesquels il lui fait, entre autres rituels, la lecture à haute voix. Hannah reste toujours aussi mystérieuse jusqu'à sa disparition soudaine. Quelques années plus tard, Michael, maintenant étudiant en droit et qui n'a jamais oublié ce premier amour, assiste au procès de cinq criminelles nazies parmi lesquelles il reconnaît Hannah. Celle-ci est accablée par ses co-accusées et se défend fort mal comme si elle préférait une lourde sanction pénale à l'aveu d'un trop honteux secret, ce qui lui coûte une condamnation à perpétuité. Plusieurs années durant, Michael va envoyer à la détenue des cassettes sur lesquelles il lui fait la lecture.
Dans ce magnifique roman, Bernhard Schlink aborde plusieurs thèmes très forts. En effet, sous les traits d'une histoire d'amour, il revient sur les notions de responsabilité personnelle sous la dictature nazie, la culpabilité, les conditions de la dignité humaine, la liberté individuelle, le secret, le mensonge, la honte ...
Le ton de ce roman n'est pas pour autant tragique et reste facile à lire. Schlink est véritablement un auteur que l'on a plaisir à découvrir. Cet homme tient désormais une grande place dans la littérature allemande comtemporaine et mérite amplement la reconnaissance qu'il a gagné au delà des frontières de son pays natal. A découvrir du même auteur : "Amours en fuite" (Liebesfluchten) ou encore "Le retour" (2ème volet du Liseur) parus chez Gallimard.
"Le Liseur" ne figure pas parmi les polars. Publié en 1995 en Allemagne sous le titre "Der Vorleser", ce roman partiellement autobiographique est publié en France en 1996. Le bouche à oreille fonctionne et ce livre devient rapidement ce qu'on qualifie de "Best-seller" en Allemagne et en France mais aussi à l'étranger ce qui lui vaut une traduction dans 37 langues ! Pour la petite histoire, il est le premier livre allemand à figurer en première position sur la liste de best-sellers que publie le New-York Times. En 1997, il reçoit le prix Hans Fallada (récompense littéraire italienne) ainsi que le prix Laure Bataillon (prix décerné à des oeuvres étrangères traduites en français) avant d'obtenir en 1999 le prix de Littérature du journal "Die Welt".
Un adolescent de 15 ans, Michael Berg, rencontre sur le trajet du lycée une femme plutôt énigmatique, Hanna Schmitz, dont il devient l'amant. Ils se voient chaque jour chez elle, moments pendant lesquels il lui fait, entre autres rituels, la lecture à haute voix. Hannah reste toujours aussi mystérieuse jusqu'à sa disparition soudaine. Quelques années plus tard, Michael, maintenant étudiant en droit et qui n'a jamais oublié ce premier amour, assiste au procès de cinq criminelles nazies parmi lesquelles il reconnaît Hannah. Celle-ci est accablée par ses co-accusées et se défend fort mal comme si elle préférait une lourde sanction pénale à l'aveu d'un trop honteux secret, ce qui lui coûte une condamnation à perpétuité. Plusieurs années durant, Michael va envoyer à la détenue des cassettes sur lesquelles il lui fait la lecture.
Dans ce magnifique roman, Bernhard Schlink aborde plusieurs thèmes très forts. En effet, sous les traits d'une histoire d'amour, il revient sur les notions de responsabilité personnelle sous la dictature nazie, la culpabilité, les conditions de la dignité humaine, la liberté individuelle, le secret, le mensonge, la honte ...
Le ton de ce roman n'est pas pour autant tragique et reste facile à lire. Schlink est véritablement un auteur que l'on a plaisir à découvrir. Cet homme tient désormais une grande place dans la littérature allemande comtemporaine et mérite amplement la reconnaissance qu'il a gagné au delà des frontières de son pays natal. A découvrir du même auteur : "Amours en fuite" (Liebesfluchten) ou encore "Le retour" (2ème volet du Liseur) parus chez Gallimard.




