Quatre-vingt-neuf pages de dialogues à trois. C'est l'hiver pendant la guerre, il fait très froid dans une bibliothèque; un professeur, un étudiant et sa petite amie discutent sur les livres à brûler pour se réchauffer.
L'idée de départ était pourtant intéressante (3 personnages enfermés en un lieu clos, besoin de sacrifier un à un les romans de la bibliothèque pour se chauffer, et du même coup rester en vie), mais Amélie passe à côté de ce scénario de base et nous sert une suite interminables de réflexions métaphysiques ultra-lourdes sur l'endurance de l'héroïne face au froid . . .Dommage
"Les combustibles" est le quatrième livre que la fameuse auteure belge publie. Il s'agit d'une pièce de théâtre qui a le mérite d'être simple et intéressante. On a réellement l'impression de voir les personnages en lisant les quelques répliques de cette pièce, et il faut avouer que c'est très agréable.
Trois personnages, un lieu unique et des conversations qui tournent toutes autour du seul thème : comment se réchauffer lorsque le froid vous paralyse ?
Un huis clos extrêment bien écrit ! J'en suis la première surprise, mais ce Professeur transpirant, presque dégoulinant, d'un pareil cynisme est un vrai bonheur à lire !
Un peu à la manière de "Cosmétique de l'ennemi" où la méchanceté, plutôt la persécution maladive du personnage fait qu'on est tenu en haleine tout du long, "Les Combustibles" est du même acabit.
Deux bémoles cependant, la fin est plus que prévisible et, d'après moi, ça enlève de l'intérêt au reste de la pièce. Le deuxième point négatif, qui pourrait s'appliquer à presque tous les écrits de l'auteure, c'est le nombre de pages; quatre vingt pages à peine pour cet opus. On reste un peu sur sa faim, c'est dommage.
En bref : Efficace bien que trop court à mon goût. A classer dans les "bons" écrits de Nothomb.
Voilà quasiment ma première déception avec Amélie Nothomb. Non pas que je n'ai pas aimé mais j'avoue ne pas avoir été aussi intéressé que les autres fois. L'avantage, c'est que c'est très court à lire et heureusement car on a un peu l'impression de tourner en rond.
Les points positifs : le titre comme les autres d'Amélie est percutant. A quoi carburons-nous ? Qu'est-ce qui alimente notre feu intérieur ? Les livres, le savoir sont une première réponse.
L'omniprésence du froid qui s'assimile aux Barbares venus semer la guerre a des relents totalitaires . L'image de brûler les livres et lesquels rejoint alors l'idée d'autodafé.
Enfin autre point positif, il y a toujours chez l'auteur une joie à détruire ce qu'elle aime le plus et elle le fait avec une belle jubilation sans aucun remord.
Les points négatifs : un côté répétitif. Quels sont ces auteurs dont elle parle, des auteurs inventés à côté d'auteurs célèbres ? Quitte à jouer au jeu de massacres, j'aurais aimé de grands noms de la littérature française, de ces auteurs rébarbatifs qu'on enseignait à l'école.