Avis de poussaint
J'ai du mal à comprendre l'avis précédent car on y parle d'une rentrée littéraire dominée par Romain Gary. Dans le cadre d'une réédition, pourquoi pas en effet mais j'ai dû mal à croire à un tel succès car si succès il y a eu, il date de 35 ans ! En effet, c'est en 1975 que Romain Gary reçoit le prix Goncourt pour son roman La vie devant soi. L'affaire fait d'ailleurs grand bruit puisque l'auteur a déjà reçu ce prix. La vie devant soi est donc publié avec un pseudo (Emile Ajar) pour lequel il va à nouveau recevoir le Prix Goncourt.
Au delà de cette affaire qui fit grand bruit à l'époque, il faut reconnaître à l'écrivain une réelle fraîcheur avec un style inimitable. Tout est fait pour nous apitoyé : Momo le héros de ce livre vit avec une ancienne prostituée reconverti en nourrice pour femmes qui se défendent bien (sous entendu sur le trottoir). On assiste à la déchéance de cette vieille juive, moche et de plus en plus malade et de cet amour hors du commun entre deux êtres que la vie a heurté. Et pourtant grâce à cette langue truculente de Momo, tout passe et si les larmes ne sont jamais loin, c'est souvent le rire qui l'emporte. Ainsi il n'y a pas d'apitoiement mais un sens de la répartie, des jeux de mots en boucle car Momo s'est construit un langage bien à lui où les mots d'adulte prennent dans sa bouche de nouveaux sens. Il s'agit donc d'un véritable télescopage de la langue française.
Bref si le livre date, il garde pour lui tout son modernisme.
Au delà de cette affaire qui fit grand bruit à l'époque, il faut reconnaître à l'écrivain une réelle fraîcheur avec un style inimitable. Tout est fait pour nous apitoyé : Momo le héros de ce livre vit avec une ancienne prostituée reconverti en nourrice pour femmes qui se défendent bien (sous entendu sur le trottoir). On assiste à la déchéance de cette vieille juive, moche et de plus en plus malade et de cet amour hors du commun entre deux êtres que la vie a heurté. Et pourtant grâce à cette langue truculente de Momo, tout passe et si les larmes ne sont jamais loin, c'est souvent le rire qui l'emporte. Ainsi il n'y a pas d'apitoiement mais un sens de la répartie, des jeux de mots en boucle car Momo s'est construit un langage bien à lui où les mots d'adulte prennent dans sa bouche de nouveaux sens. Il s'agit donc d'un véritable télescopage de la langue française.
Bref si le livre date, il garde pour lui tout son modernisme.


fredbayer


