Avis de Orsolya
Dans « Si c’est un homme », Primo Levi nous livre ses mémoires, ses cauchemars, ses angoisses, le semblant de vie que les Häftlings, comme on les appelle, menaient dans les camps, à une époque encore toute proche. Leur descente aux enfers y est décrite dans le moindre détail.
Dans son malheur, Levi aura, malgré tout, la chance d’être recruté sur concours, au sein du camp, en temps que chimiste. Une petite « élite » destinée au travail en laboratoire, beaucoup moins éprouvant que le reste des tâches du camp. C’est sans aucun doute ce qui lui sauvera la vie.
Le livre est plein de passages très forts. Des sentiments si bien retranscrits que l’on n’en ressort pas indemne.
« […] Ils peuplent ma mémoire de leur présence sans visage, et si je pouvais résumer tout le mal de notre temps en une seule image, je choisirais cette vision qui m’est familière : un homme décharné, le front courbé et les épaules voûtées, dont le visage et les yeux ne reflètent nulle trace de pensée. » (p.139)
À lire pour ne pas oublier.
L’édition Pocket propose, à la fin du livre, un petit appendice d’une trentaine de pages où Levi répond à des questions qui lui ont été posées tout au long de ses rencontres avec les lycéens. Ces quelques pages nous en apprennent tout autant, si ce n’est plus, sur ce qu’étaient réellement les camps.
Dans son malheur, Levi aura, malgré tout, la chance d’être recruté sur concours, au sein du camp, en temps que chimiste. Une petite « élite » destinée au travail en laboratoire, beaucoup moins éprouvant que le reste des tâches du camp. C’est sans aucun doute ce qui lui sauvera la vie.
Le livre est plein de passages très forts. Des sentiments si bien retranscrits que l’on n’en ressort pas indemne.
« […] Ils peuplent ma mémoire de leur présence sans visage, et si je pouvais résumer tout le mal de notre temps en une seule image, je choisirais cette vision qui m’est familière : un homme décharné, le front courbé et les épaules voûtées, dont le visage et les yeux ne reflètent nulle trace de pensée. » (p.139)
À lire pour ne pas oublier.
L’édition Pocket propose, à la fin du livre, un petit appendice d’une trentaine de pages où Levi répond à des questions qui lui ont été posées tout au long de ses rencontres avec les lycéens. Ces quelques pages nous en apprennent tout autant, si ce n’est plus, sur ce qu’étaient réellement les camps.


Amok66


