Avis de poussaint
Le début de l'histoire commence bien puisque c'est l'histoire de deux gratte-papier qui, par la théorie des contraires vont immanquablement s'attirer. L'un est grand et mince lorsque l'autre est rond et tous les deux n'ont qu'un rêve : partir, s'éloigner de Paris pour vivre enfin libres. Quelle chance : l'un des deux hérite et les voilà propriétaires d'un corps de ferme où ils emménagent de suite. A partir de là, le bonheur simplet qui leur tend les bras se transforme en cauchemar, ces deux-là rêvant de révolutionner la science, se lançant à corps perdu dans l'agriculture, la médecine, l'arboriculture... Las, chaque tentative se solde par un fiasco. Personnellement, je n'ai pas pu continuer : voir tant d'énergie dépensée pour d'aussi piètres résultats me désole. On pourrait appeler ça le syndrome du coyote : en face du bip-bip, ce pauvre coyote déploie des trésors d'imagination mais sans jamais aucun résultat. Étant malgré tout de son côté, je n'ai pu de même finir ce livre, sachant d'avance que les deux pauvres compères n'arriveraient jamais à rien. Flaubert voulait peindre le ridicule d'une certaine bourgeoisie, il n'a réussi de mon point de vue qu'à nous les rendre sympathiques et je n'ai pu achever la longue liste de leurs mésaventures. Sachez tout de même que Flaubert n'a pas donné de fin à son livre...

asphodele