Secrets, chantages, règlements de compte, faux-semblants... Un véritable cauchemar, mené sur un rythme effréné. Harlan Coben au sommet de son art. Eté 1985 - New Jersey. Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, entraîné par sa petite amie, il abandonne la garde du campement. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa sur, Camille. On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera la mort des ados à un tueur en série qui sévissait dans la région. Vingt ans plus tard. Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui ? Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...
Une fois de plus Harlan Coben nous conte l'histoire d'un homme plutôt bien placé dans la société new-yorkaise (un substitut du procureur en l'occurrence) dont le passé (pas très net) ressurgit. Paul a en effet perdu sa soeur 20 ans auparavant, elle aurait été assassinée avec 3 autres camarades par un malade mental alors qu'ils passaient l'été en colonie de vacances dans un bois. Jusqu'au jour où l'un des 4 ressurgit dans la vie de Paul, lui montrant que tous ne sont pas morts cette nuit-là. Cet ouvrage se situe dans la digne lignée des polars d'Harlan Coben : surprenant, haletant, addictif. À chaque page tournée, on veut savoir la suite, jusqu'au rebondissement final logique et cohérent. Harlan Coben, souvent imité jamais égalé, donne un peu plus d'éclat à un genre, le polar, souvent terni par la surproduction et les romans bas de gamme et bâclés.
Harlan et moi, dernièrement, on était plutôt fâché. J'avais adoré ses premiers bouquins, et j'avais découvert avec délectation sa série avec son héros récurrent, Myron Bolitar. Et puis, et puis... Les derniers romans d'Harlan ont été une déception, notamment le très tiré par les cheveux "Juste un regard". Même le dernier Myron Bolitar ne m'a pas emballé. Entre Harlan et moi, le torchon à brûlé. Mais, mais, mais... J'ai décidé de lui accorder malgré tout une dernière chance. Après la folle histoire d'amour que nous avions vécue, c'était la moindre des choses. Et là bing, "Dans les bois" m'a réconcilié avec Harlan. Une intrigue simple et efficace, avec quelques frissons à la clé. Une énigme avec moult secrets de famille dans le placard. Et ce style simple et efficace qui est la marque de fabrique de cet auteur. Alors Harlan et moi on est de nouveau "in love". Enfin, jusqu'à la prochaine publication au moins...