Supprimer ce produit ?

Cette action retirera ce produit de votre liste.

LivreActuellement indisponible

Fog

Parution
09/01/2009
Traduction
James Herbert
Valeur d’échange
2 points

Critiques et avis

Donner mon avis sur ce produit

Avis de elduende

Fog, brouillard en anglais. Un livre écrit en 1975 par James Herbert.
L’histoire nous conte comment une secousse de terrain, ouvrant une faille dans le sol, va libérer un étrange brouillard jaunâtre qui va se répandre sur les contrées du territoire anglais. Baignés dans cette nappe, les êtres vivants ayant respiré cet air vont adopter des comportements terrifiants, fous, absurdes, … Face à cette débauche de folie inéluctable au passage de ce « fog » le lecteur se retrouve emporté dans un récit dur, violent et cru, mettant en avant des réactions basses et inhumaines, basiques et primaires de la part de ceux touchés par le mal convoyé par ce brouillard. L’écriture est plutôt simple et fluide, et le livre facile à lire. Tout s’enchaîne, avec la particularité de nous mener d’un côté et de l’autre en posant différentes histoires mettant en scène plusieurs personnages à la fois, certains secondaires, dont l’histoire ne recoupera pas forcément la trame principale. Cela pourra dérouter certains lecteurs qui se demanderont pourquoi la narration délaisse le fil rouge de l’histoire pour se poser durant quelques courts paragraphes sur un bout de récit parallèle à l’histoire centrale.
Malgré cela, Fog est un roman bien écrit, prenant, par moments violents (très) et horrifique. Horrifique, mais pas dans le sens horreur pure comme on peut l’entendre de certains romans ou films. Horreur au sens où l’humanité semble justement se vider d’humanité, où l’être vivant, quel qu’il soit, redevient primaire, primal, bestial et pulsionnel. Un bon roman, dur, qui peut se montrer parfois gore, choquant, dérangeant, écrit par un auteur anglais bien campé dans le style terreur.
Un autre point à noter semble être une certaine intemporalité. En effet, écrit en 1975, ce livre ne dénote pas de nos, ne contient pas de références, de situations, d’objets, qui pourraient aujourd’hui paraître datés à la lecture. On ne se prend pas à se dire : « ça fait vieillot, c’est d’une autre époque, aujourd’hui, ce n’est plus possible ». Cette sorte de « neutralité temporelle » favorise l’immersion du lecteur dans le récit. La menace en elle-même ne relève pas d’un risque ou d’une peur connotés de l’époque (années 70) et pourrait tout à fait être contemporaine.