Et sil y avait de bonnes raisons pour que cellulaire rime avec enfer ? 1er octobre. Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à lheure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et lavenir lui sourit. Mais en quelque seconde, tout bascule dans lhorreur. La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres. Cest bien dans les affres de la destruction du monde contemporain par les outils de ce même monde que Stephen King nous plonge ici, dans un récit au rythme effroyable qui ne laisse aucun répit au lecteur avant de le conduire au paroxysme de la terreur. Pourtant, malgré lapocalypse, Cellulaire nous fait rencontrer des personnages attachants, notamment ceux dadolescents adeptes de la culture informatique qui séduiront de très nombreux lecteurs.
En tant que fan absolue de Stephen King, je dois dire que j'ai été séduite par "Cellulaire". Ce n'est certes pas son meilleur ouvrage, mais sa lecture n'en reste pas moins un moment de plaisir. Dans sa dédicace, l'auteur adresse un clin d'oeil au réalisateur de films d'horreur Roméro et il est vrai que l'on retrouve dans "Cellulaire" une ambiance proche de films comme "Zombie".
Avec "Cellullaire" Stephen King signait en 2006, un retour aux sources des romans de terreur à grande échelle. Un auteur de BD se trouve pris dans la naissance d'un cauchemar dément: par l'intermédiaire d'un appel sur leurs téléphones mobiles, les propriétaires de ceux-ci deviennent fous à lier et se mettent à massacrer leurs semblables. Bien sûr d'entrée toutes les questions sont bonnes à poser : d'où viennent ces appels ? qui les initient ? qui pourrait vouloir la destruction totale du genre humain ? dans quel but ? Autant de questions que Stephen King va se faire une joie de contourner puis d'expliquer au fur et à mesure que se lèvent les voiles d'un roman extrêmement prenant, dans le plus pur style du "Fléau", où l'homme meurt par où il a pêché.
Leçon de morale et aussi de vie, Stephen King n'épargne personne et lâche sa plume aux trousses d'une humanité toujours plus étrange.
Un excellent livre que ce 31 ème roman du King de la terreur.