Ce récit de Daniel Pecqueur, qui s'apparente à de la science fiction tendre, a été retenu par l'éditeur du présent volume à la seule lecture du synopsie. C'est dire exceptionnelle qualité et l'intensité du coup de foudre. Restait à trouver le metteur en scène de ces vagabondages farfelus dont le moteur à l'habit rouge est un petit singe en peluche. Et puis, Gibrat s'en vint. Pour Marée Basse, le coauteur de La Parisienne avec Berroyer et, plus récemment, du Sursis et du Vol du corbeau, a su rassembler toute son expérience, tout son sens de la couleur, du jeu avec la lumière et tout son amour des corps féminins, afin de nous donner ces pages où, même lorsque la Mort entre en scène, on ne peut pas s'empêcher de la trouver (très)... appétissante !
Quel surprenant récit que celui-ci, mêlant humour, fantastique, catastrophe, mythe et féérie. Le scénario de Pecqueur part dans toute les directions, le lecteur va de surprises en surprises tout au long de cet album imprévisible. Quant au dessin, c'était le début du nouveau style de Gibrat, quelques années avant les superbes "Sursis" et "Vol du corbeau". Déjà parfaitement maîtrisés, le trait et les couleurs utilisés par le dessinateur sont un vrai régal pour les yeux. Une bande dessinée très réussi, à lire et à relire.