Le même jour, à trois cents kilomètres de distance, deux flics se voient confier deux affaires singulières.
Le commissaire Pierre Niémans, homme d'expérience et ex-gloire de l'anti-gang, possède un instinct sans faille mais cache de douloureuses angoisses. Il se rend à Guernon, une ville universitaire des Alpes, sur les lieux d'un meurtre avec mutilation.
Max Kerkérian, ex-voleur de voitures vif et solitaire, a intégré les rangs de la police par amour de la nuit et du danger. Il enquête à Sarzac sur la profanation d'une tombe, celle d'une enfant disparue en 1982.
Bientôt, les deux enquêtes se rejoignent et les meurtres se multiplient.
La vérité dépassera l'imagination des deux policiers et les emmènera en haute altitude, aux portes de la mort et de la glace.
"Les Rivières Pourpres", c'était un peu le grand retour de Mathieu Kassovitz. On l'attendait, en tout cas, ce film réalisé par ce talentueux réalisateur auquel on doit "La haine", brûlot avant-gardiste sur le malaise des banlieues. Hélas, l'adaptation du roman de Jean-Christophe Grangé est un demi-échec. Il y a de nombreuses invraisemblances et raccourcis, ainsi qu'une fin dont il faut avouer qu'elle est ratée. Restent quelques bonnes scènes d'action et une réalisation bien maîtrisée. On était tout de même en droit d'en demander davantage à Kassovitz et à Vincent Cassel.