Avis de TREVY94
Avalon, traite de réalité virtuelle. Dans l’ambiance d’une Pologne rétro-futuriste qui n’est pas sans rappeler le Japon alternatif de Jin-Roh (quoi de plus normal, puisque le film de Hiroyuki Okiura, une production du Studio IG, est une adaptation - indirecte, certes - du manga Panzer Cops ayant déjà servi de background aux deux films live de l’auteur), Ash - qui tire son nom de la mèche argentée qu’elle possède au sein du monde virtuel - fait partie des meilleurs joueurs du wargame clandestin. Ancien membre du party Wizard, dissous dans d’étranges circonstances, elle construit sa propre légende en jouant au jeu en solo en tant que Warrior. Désormais de niveau 11 et en Classe A, elle se voit provoquée par un Bishop (a priori, le rang le plus élevé que l’on puisse atteindre dans Avalon), pour accepter de partir aux trousses d’un Ghost (une jeune fille qui apparaît au cours de certains niveaux), dont l’exécution provoquerait le passage en Class Super A - seul moyen d’accéder directement au cœur du programme lui-même - à savoir l’île d’Avalon...
Autant vous épargner plus longtemps le suspense, Avalon dépasse de très loin nos espoirs les plus fous. Cependant, le film ne se situe sans doute pas dans la niche où bon nombre de spectateurs l’attendaient, et l’attendent encore. Je m’explique... Pour le néophyte - et surtout le néophyte occidental - la première vision d’un film comme Patlabor 2, ou encore Ghost in the Shell, provoque souvent une déception due à une incompréhension plus formelle que sémantique. Les deux œuvres sus-citées, ancrées dans des univers visuels très forts, se débarrassent, au fil de leurs narrations similaires, de tous leurs apparats technologiques pour se recentrer sur des problèmes humains. C’est pourquoi Patlabor 2 ne se termine pas plus sur un combat de Labors que Ghost in the Shell sur une scène d’action époustouflante. Dans les deux cas, le mot-clé de tout ça est bien sûr ’humanité’. C’est en ce sens qu’Avalon risque de décevoir certaines personnes qui éprouve une difficulté à regarder un film autrement que dans le cadre de l’image qu’ils s’en sont fait. Car, une fois de plus, Avalon est loin d’être un film d’action. Cependant, les effets incroyables de la bande-annonce ne sont pas omniprésents mais sont véritablement magnifiques, le traitement en bichromie du film est terrassant, les textures hallucinantes... bref, un feu d’artifice visuel, certes, mais en douceur.
Autant vous épargner plus longtemps le suspense, Avalon dépasse de très loin nos espoirs les plus fous. Cependant, le film ne se situe sans doute pas dans la niche où bon nombre de spectateurs l’attendaient, et l’attendent encore. Je m’explique... Pour le néophyte - et surtout le néophyte occidental - la première vision d’un film comme Patlabor 2, ou encore Ghost in the Shell, provoque souvent une déception due à une incompréhension plus formelle que sémantique. Les deux œuvres sus-citées, ancrées dans des univers visuels très forts, se débarrassent, au fil de leurs narrations similaires, de tous leurs apparats technologiques pour se recentrer sur des problèmes humains. C’est pourquoi Patlabor 2 ne se termine pas plus sur un combat de Labors que Ghost in the Shell sur une scène d’action époustouflante. Dans les deux cas, le mot-clé de tout ça est bien sûr ’humanité’. C’est en ce sens qu’Avalon risque de décevoir certaines personnes qui éprouve une difficulté à regarder un film autrement que dans le cadre de l’image qu’ils s’en sont fait. Car, une fois de plus, Avalon est loin d’être un film d’action. Cependant, les effets incroyables de la bande-annonce ne sont pas omniprésents mais sont véritablement magnifiques, le traitement en bichromie du film est terrassant, les textures hallucinantes... bref, un feu d’artifice visuel, certes, mais en douceur.





