Trois ans après l'assassinat de son mari et de onze de ses collègues sous les balles d'un tueur fou, Celeste Wood espère que soient sanctionnés les fabricants d'armes impliqués dans ce tragique fait divers.
Décidé à gagner ce combat, l'avocat de la plaignante, Wendall Rohr est un homme pétri de principes généreux, un modèle de probité et de courtoisie sudiste. Face à lui, le défenseur des armes Vicksburg est en réalité un pantin entre les mains du "consultant en jury" Rankin Fitch, payé pour assurer sa relaxe. Cet homme de terrain aguerri a déployé des moyens humains et techniques considérables pour s'assurer le contrôle du jury.
Un seul juré a échappé à ses investigations : Nick. Alors même que Fitch commence à s'interroger sur le passé et l'identité de ce dernier, une femme mystérieuse offre de lui "livrer" le jury, clés en main, pour dix millions de dollars...
Agréable, mais sans plus, ... ni moins !
Film à déroulement lent, du moins au début, mais ensuite on est pris par l'histoire (vraisemblable ?) et inquiétante si elle pouvait être vraie.
De la puissance des hommes d'argent ! ...
"Le maître du jeu" est un très bon film. Avec un classique film de procès, Gary Fleder réalise un polar complexe et ambigu où toutes les énigmes se révèlent au fil du film, au suspense intense. Dustin Hoffman interprète un avocat intègre et très convaincant face à un génialissime Gene Hackman en avocat retors et très doué. Si en la matière, "12 hommes en colère" demeure le chef-d'oeuvre du film de procès, "Le maître du jeu" se positionne en bonne place par certains aspects et n'a pas à rougir de cette comparaison !
Ce film explore le milieu judiciaire américain et son système de "jurys". L'idée de départ est assez bonne mais le problème est que l'on met un peu de temps à entrer dans l'histoire, il faut se montrer patient... La présence d'acteurs convaincants, comme Dustin Hoffman, John Cusack et Gene Hackman sauve ce film.
Réunir quelques acteurs de renom (ici, Gene Hackman, Dustin Hoffman et John Cusack) ne suffit pas à réussir un film. Dans un genre qui peine à se renouveler, celui du film de procès, Gary Fleder livre une intrigue finalement assez convenue et qui peine à convaincre. La surpirse finale n'est pas suffisamment forte pour rattraper un ensemble trop moyen. Il y a tant d'autres films plus réussis que "Le Maître Du Jeu" qu'il est peu probable que le septième art en garde durablement la mémoire.