Marius et Jeannette ont quarante ans. Ils sont ouvriers et vivent à l'Estaque, le quartier de Marseille connu grâce aux impressionnistes (et aux films de Robert Guédiguian).
Outre les difficultés liées à leur situation sociale (et le film en parlera abondamment), ils sont blessés par... la vie. Ce conte ne va décrire qu'une chose, la renaissance de leur capacité à être heureux.
Le récit se structurera dans deux théâtres : une usine désaffectée, immense, qui domine la mer, et une courette typique de l'habitat traditionnel du Sud.
Dans l'usine désaffectée, Marius vit seul. Dans la courette, Jeannette est "soutenue" par ses voisins, deux autres "couples". Ces deux autres couples nous permettront de parler de Castro, de Le Pen, de la déportation, des grèves, du foot et aussi... du favisme (maladie mortelle liée à l'ingestion de fèves fraîches).
Bien sûr, cette histoire se terminera bien car... il le faut.
C'est vraiment un morceau de soleil en boîte ! ceux qui sont passés dans le sud pendant les mois d'été y retrouverons les couleurs et les sons (peut-être les même les odeurs quand les filles parlent des hommes dans le film !) Une histoire simple mais qui sonne très juste la vie des gens ordinaires avec les soucis ordinaires et les joies ordinaires. Et justement on s'y retrouve à plein et au fur et à mesure que le scénario se dévoile nous nous sentons concernés par l'histoire des personnages.
Regardez ce film un soir de déprime et vous retrouverez le sourire!