Film de Milos Forman, avec James Cagney, Howard E. Rollins, Mary Steenburgen, Elisabeth Mc Govern
New-York, 1906, Coalhouse Walker Jr. est un jeune pianiste noir à la réputaion grandissante. Agressé par le puissant Willie Conklin et sa brigade de sapeurs pompiers, il refuse de se soumette et tente d'obtenir réparation. Après la mort de sa femme Sarah, désespéré il se lance, avec plusieurs compagnons noirs dans l'attaque des casernes de pompiers locales.
Libre transcription d'un roman du même nom roman, le film développe une intrigue sur fond de racisme: Un problème domestique (un bébé abandonné, le héros) dérive en guérilla urbaine.
Le livret musical est très varié, les décors et costumes sont riches et intégrés à un mouvement tourbillonnant.
Bref du bon cinéma américain.
C'est suffisamment rare pour que je vous le livre comme tel : voilà bien la première fois que je préfère un film tiré d'un livre ! Vieux film, n'est-ce pas que je viens de revoir avec un regard tout neuf parce que plus "vieux"...Un GRAND film. Magnifiquement tourné, c'est un vrai tourbillon de costumes, de lieux, de beautés en tout genre. L'histoire est simple : un racisme, une humiliation courante pour l'époque concernée, et un homme qui ne veut, qui ne peut se soumettre, parce qu'il a foi en la justice, en la vérité. Malheureusement, quelle que soit sa couleur de peau, ce n'est, plus d'un siècle plus tard, toujours pas si certain. Alors d'un Noir, aux Etats Unis, début 20ème ! Ce film est presque tourné comme une danse, entre tous les personnages, et ces destins croisés renvoient en définitive l'ironie de la situation en face à face de deux jeunes hommes, l'un blanc et fou, l'autre noir et sain, mais tous deux en prise avec une, si ce n'est, la, justice. Il s'agit de reconnaissance, pour l'un dans un mensonge, pour l'autre de ce qui est, ni plus ni moins. Le parallèle nous entraîne et nous laisse pantois dans ce film à gros budget, assurément. De mon point de vue, une petite merveille, qui de toute manière permet que l'Histoire reste, soit transmise, et qu'on se rappelle....De quoi mettre en colère lorsque l'injustice ébranle !