Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante. Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Seule une femme n'a pas été touchée par la " blancheur lumineuse ". Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.
Il y avait à la base une bonne idée de film post-apocalyptique (idée tirée d'un roman) et un casting des plus séduisant (Julianne Moore, Mark Ruffalo, Gael Garcia Bernal, Danny Glover). Malheureusement, le sujet est traité d'une manière particulière et assez dérangeante (comme la scène de viol collectif), ce qui fait que le film va en rebuter plus d'un.
Ce film est un survival au scénario relativement classique : une étrange épidémie de cécité se propage dans une ville et les malades sont parqués dans des sanatoria, livrés à eux-mêmes. Rapidement l'état de nature (au sens de Hobbes, pas de Rousseau) est retrouvé et la lutte de pouvoir se greffe à la lutte pour sa survie.
Du point de vue des acteurs et de la mise en scène, c'est plutôt bon. Par contre l'histoire est très mal gérée, et la déshumanisation des protagonistes est grossière et inaboutie.
Pas assez tranchant dans son positionnement, ce métrage ne marquera pas les esprits.