Entre sa carrière réussie et sa vie de famille épanouie, l'existence de Nick Hume est plutôt confortable. Pourtant, un soir, alors qu'il fait le plein d'essence avec son fils aîné, Brendan, la route de Nick va croiser celle d'un gang. Son fils n'y survivra pas. Bien qu'arrêté, le coupable, Joe Darly, est vite libéré. Pour Nick, il n'est pas question qu'il puisse s'en tirer ainsi. Ravagé par la douleur et assoiffé de vengeance, il décide de prendre les choses en main et de punir lui-même l'assassin de son fils. Après avoir abattu Joe, Nick tente de revenir à son ancienne vie auprès de sa femme, Helen, et de son fils survivant, Lucas. Nick croit que tout est fini, mais il a du sang sur les mains, et le grand frère de Joe, Billy, le chef du gang, est sur ses traces. Jusqu'où iront les deux hommes au nom de leur famille ?
Malgré des scènes d'actions très bien menées, une mise en scène jouissive et Kevin Bacon dans le rôle principal, ce film est gâché par le personnage de la femme flic qui fait complètement tâche et une prise de position ambiguë sur la loi du Talion. Dommage...
Kevin Bacon est un habitué des rôles où on ne l'attend pas ; tour à tour il peut être le héros ("Tremors", "Footloose", "Appolo XIII" ...) ou le parfait salopard du film ("Sleepers", "JFK", "La rivière sauvage" ...). Dans "Death sentence", son rôle est ambigu...
Pour résumer, on pourrait dire qu'avec ce film de James Wan (le réalisateur du film culte et trash "Saw"), Kevin Bacon succède à Charles Bronson, le papy justicier de la série des "justiciers dans la ville").
Heureux en famille, une place en or, Kevin Bacon a tout pour être heureux ... juste au jour où arrive "la mauvaise rencontre"... qui va briser cette vie si paisible !
James Wan nous montre en première partie l'impuissance des pouvoirs publics à pouvoir lutter contre les gangs des quartiers. Au lieu de choisir la justice, Bacon va alors choisir de se rendre justice (oeil pour oeil) au risque d'y laisser "plus que des plumes", comme le film va nous le montrer par la suite.
Wan prend le parti de ne rien épargner aux spectateurs au cours de séquences très violentes (mais ne vit-on pas parfois dans un monde sauvage ?) ... quel choix ferait on fasse à la douleur ?
Si ce film est à classer plutôt dans une bonne série B, il n'en demeure qu'il soulève quelques questions. À l'inverse de Bronson dans "Le justicier de New-York", Bacon lui ne décime que ceux qui ont participé à l'assassinat de son fils (et non pas tout un quartier !). À noter le petit rôle de John Goodman à contre-emploi, plus habitué dans des rôles de films familiaux. À voir, mais à réserver toutefois à un public toutefois averti.