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Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes

Parution
04/07/2005
Valeur d’échange
3 points

Résumé

Pour son premier long métrage, Jean-Jacques Zilbermann, l'un des trois animateurs du cinéma Max Linder, a choisi de raconter son enfance heureuse entre une mère communiste et un père qui ne l'est pas. Il a choisi l'année 1958, particulièrement riche, ou deux événements majeurs vont marquer la cellule familiale: la nouvelle Constitution de la Ve République et la venue des Choeurs de l'Armée rouge a Paris.

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Avis de manson31140

"Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes" est un film français réalisé en 1993 par Jean-Jacques Zilbermann.
A Paris en 1958. Irène (Josiane balasko) est une rescapé juive des camps de la mort qui a été sauvé par l'Armée rouge à la Libération. Fervente communiste et militante dans sa vie de tous les jours, elle réside avec son mari Bernard (Maurice Bénichou), un marchand de chaussures, son fils et son frère un peu bêta Charlot (Jean-François Dérec) dans un minuscule appartement.
Bernard ne supporte pas les opinions communistes de son épouse, lui qui serait plutôt du côté de De Gaulle. Ce dernier s'apprête d'ailleurs à faire son grand référendum historique et le parti communiste multiplie les manifestations. Pour illustrer l'une d'entres elles, le PC fait appel aux Choeurs de l'Armée Rouge. Irène tombe sous le charme d'un chanteur prénommé Ivan sous le regard jaloux de son mari...
Un film très humain qui reflète une période du passé où tout semblait possible pour ces rescapés de la guerre. L'histoire confirmera qu'ils auront été bien trompé sur la teneur du discours radical communiste venue de l'URSS quand les dessous de ce régime quasi totalitaire furent connus en Europe.
Reste des espoirs et une volonté de vivre dans une France qui se reconstruisait qui fait plaisir à voir. Balasko y est toujours très juste et Maurice Bénichou trouve là un rôle à la mesure de son talent.