Confronté au cauchemar de tout parent (l'enlèvement de son fils, interprété par le fils de Nick Nolte, Brawley), un puissant industriel (Mel Gibson) change la règle du jeu en proposant l'équivalent de la rançon à quiconque l'aidera à libérer son fils. Un pari pour le moins risqué, offrant à Ron Howard l'occasion de démontrer sa capacité à maintenir une tension intense tout au long du film. Doté d'un scénario particulièrement retors et manipulateur, le film bénéficie d'une distribution parfaite, de Rene Russo à Gary Sinise, en passant par Lili Taylor et, bien entendu, Mel Gibson. Excellent divertissement, La Rançon est une superproduction hollywoodienne dans toute sa splendeur, de qualité bien supérieure à la majorité des films du genre.
"La rançon" nous offre un très beau face à face psychologique entre Mel Gibson et Gary Sinize, parfait en salaud kidnappeur d'enfant. La tension est permanente et Mel Gibson, qui interprète le héros, père de l'enfant, nous montre tour à tour les différentes facettes en proie au désespoir de la disparition de son fils jusqu'à sa lutte pour pouvoir le récupérer.