Avis de xxoax1978
Ce film, malheureusement assez méconnu, est un petit bijou de Mario Bava qui a posé les jalons du Giallo, genre voguant entre le policier, l'érotisme et l'horreur dont le chef de fil fut Dario Argento (le passé simple est ici de rigueur au regard de ses récents errements cinématographiques).
Les ressorts du genre sont ici mis en place, traçant le sillon d'une flopée d'avatars plus ou moins réussis : un duo de personnages (féminin et masculin, étranger et local) se retrouve fortuitement au cœur des crimes d'un tueur en série (sadique de préférence). La mise en scène baroque repose sur d'autres media artistiques comme l'architecture, la musique ou la peinture. Ici, ce sont les escaliers de la Piazza di Spagnia qui jouent le rôle de ce décor dans lequel s'égarent les trajectoires des personnages. La mise en scène et le noir et blanc somptueux m'ont fait aimé Rome avant d'y aller comme touriste. Film matrice et donc film majeur, cette "fille qui en savait trop", à l'instar du film de Hitchcock auquel le titre fait référence, est d'une richesse formelle et textuelle justifiant le temps passé devant l'écran.
Les ressorts du genre sont ici mis en place, traçant le sillon d'une flopée d'avatars plus ou moins réussis : un duo de personnages (féminin et masculin, étranger et local) se retrouve fortuitement au cœur des crimes d'un tueur en série (sadique de préférence). La mise en scène baroque repose sur d'autres media artistiques comme l'architecture, la musique ou la peinture. Ici, ce sont les escaliers de la Piazza di Spagnia qui jouent le rôle de ce décor dans lequel s'égarent les trajectoires des personnages. La mise en scène et le noir et blanc somptueux m'ont fait aimé Rome avant d'y aller comme touriste. Film matrice et donc film majeur, cette "fille qui en savait trop", à l'instar du film de Hitchcock auquel le titre fait référence, est d'une richesse formelle et textuelle justifiant le temps passé devant l'écran.
