Avis de laraclamour
Retour triomphal pour Abdellatif Kechiche ! La graine et le mulet, primé 3 fois à la Mostra de Venise, confirme le talent du réalisateur de l’Esquive.
Dès les premiers instants, nous sommes plongés au cœur d’un milieu social défavorisé. On y découvre Slimane (Habib Boufares), immigré de la « 1ère génération » et chômeur depuis peu ou encore Rym (Hafsia Herzi), sa fille adoptive qui n’a pas sa langue dans sa poche ! À ces deux personnages se joignent toutes sortes d’individus aux accents plus ou moins pagnolesques.
Pour dépeindre ce milieu, Kechiche utilise, voire abuse, de nombreux plans serrés, qui nous placent au plus prés de ses personnages. Ce choix renforce l’aspect documentaire donné à ce film et permet aussi de mettre le spectateur sous tension, au bord du malaise face aux longueurs de certaines séquences.
Les différents tableaux représentés : le repas du dimanche, un rendez-vous à la banque, des hommes au café… font de cette œuvre une sorte de chronique sociale qui se rapproche du néoréalisme italien, en passant par Guédéguian.
À travers le parcours du combattant du personnage principal pour ouvrir son restaurant, le réalisateur montre une société qui voit l’immigré comme un envahisseur et le rejette.
On notera ici la sublime danse érotique de Rym, terrible par son caractère sacrificiel : elle est l’offrande pour sauver le restaurant.
Enfin, le tragique de la course finale de Slimane n’est pas sans évoquer le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. Par cette fin, Kechiche veut-il signifier qu’il n’y a pas d’espoir pour cette classe sociale ?
Dès les premiers instants, nous sommes plongés au cœur d’un milieu social défavorisé. On y découvre Slimane (Habib Boufares), immigré de la « 1ère génération » et chômeur depuis peu ou encore Rym (Hafsia Herzi), sa fille adoptive qui n’a pas sa langue dans sa poche ! À ces deux personnages se joignent toutes sortes d’individus aux accents plus ou moins pagnolesques.
Pour dépeindre ce milieu, Kechiche utilise, voire abuse, de nombreux plans serrés, qui nous placent au plus prés de ses personnages. Ce choix renforce l’aspect documentaire donné à ce film et permet aussi de mettre le spectateur sous tension, au bord du malaise face aux longueurs de certaines séquences.
Les différents tableaux représentés : le repas du dimanche, un rendez-vous à la banque, des hommes au café… font de cette œuvre une sorte de chronique sociale qui se rapproche du néoréalisme italien, en passant par Guédéguian.
À travers le parcours du combattant du personnage principal pour ouvrir son restaurant, le réalisateur montre une société qui voit l’immigré comme un envahisseur et le rejette.
On notera ici la sublime danse érotique de Rym, terrible par son caractère sacrificiel : elle est l’offrande pour sauver le restaurant.
Enfin, le tragique de la course finale de Slimane n’est pas sans évoquer le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. Par cette fin, Kechiche veut-il signifier qu’il n’y a pas d’espoir pour cette classe sociale ?


