Avis de hornyhorn
Que peut-on dire de Stevie Wonder que vous ne sachiez déjà ? Que tous ses albums seventies sont à la soul-funk ce que les Beatles sont à la pop anglaise, que le maître a de nombreux disciples, à commencer par toute la scène actuelle Nu soul (Omar, Rashaan Patterson, Maxwell, Stephen Simmonds, Eric Benet et pleins d’autres), que l’on ne compte plus les artistes qui reprennent régulièrement ses titres (George Michael, Coolio, Marcus Miller, Norman Brown, Incognito,…). Non en effet il n’y a rien à dire de plus, mais si vous ne les avez pas encore, courrez vous acheter ses vieux albums, aucun ne vous décevra, parole de scoot, et certainement pas celui qui nous concerne, « Talking Book ». L’album débute avec You are the sunshine of my life, non je n’ai pas dit Tu es le soleil de ma vie, la version française chic et toc de Sacha Distel, mais la vraie, la seule, l’unique, l’originale quoi... Vous retrouverez également le célèbre Superstition, un classique absolu de Stevie Wonder. Avec Big Brother, chanson très engagée, c’est toute sa condition d’afro-américain qui remonte à la surface. Le reste de l’album ravira les amoureux de ballades réussies et notamment le fantastique I believe (when I fall in love it will be forever now), dont le titre est un programme à lui tout seul. En fouinant dans la jaquette vous y trouverez le nom de quelques prestigieux side-men : Ray Parker, Jr, et Jeff Beck à la guitare, David Sanborn au saxophone, ou Deniece Williams aux chœurs. « Talking Book » est définitivement un standard de la musique soul, alors un dernier conseil avant qu’on ne se quitte : si vous avez déjà cet album, rachetez le et offrez le à un copain, vous en ferez un ami…





