Avis de hornyhorn
Le groupe The Jimmy Castor Bunch avec en tête Jimmy Castor sort en 1972. Le disque qui montrera au grand public toute la puissance de leur musique. L'album commence et fini par un titre appelé "Creation" qui est divisée en deux parties : le prologue et l'épilogue. Créations instrumentales à base de cordes de type "musique de film" qui sont assez originales pour un disque de soul-funk ! Enchainons tout de suite avec le "tube" : "It's just begun" qui débute avec une sympathique partie de sax suivi tout de suite d'une explosion funk ENORME ! Avec une basse lourde et stressante, de la wah wah en veux-tu en voilà, des arrangements simples et des solos cuivrés et speedés qui donnent à ce morceau une puissance assez rare (surtout quand la guitariste branche la disto pour un final apocalyptique !!!) Mais Jimmy Castor n'arrête pas de rappeler que ca fait que commencer ! Donc passons à la suite qui est un trip sur la vie amoureuse des hommes des cavernes ! "Troglodyte" (qui fut d'ailleurs repris par les féministes de l'époque... !). Pour notre plus grand plaisir, ce morceau est tout aussi brut et puissant que les hommes des cavernes, un funk qui s'inspire du rock psyché de l'époque ne rajoutant un groove énorme. Le morceau suivant "You better be good" est dans la même vaine que "It's just begun" avec en plus des voix changeantes qui invitent à la danse. Passons maintenant au titre le plus long et le plus rock "L.T.D", il commence avec une intro à la basse qui prépare bien à l'explosion groovesque qui suit, c'est-à-dire un mélange de guitares énervées, de basse lourde et d'une ryhtmique rapide gràce à la presence de Congas. Le morceau fait un petit break à un moment, histoire de reprendre son souffle puis ca recommence mais cette fois ci encore plus rapidement ! Les autres titres sont du même gabarit, à part un titre plus soul et reposé "My brightest day". The Jimmy Castor Bunch nous livre ici son album le plus aboutit qui ravivera tout le monde. On a en effet l'impression de se prendre une grosse claque à l'écoute de celui-ci notamment grâce au groove lourd de Doug Gibson (bassiste). Je n'ai qu'une chose à dire : béni soit le début des années 70 !
