Avis de hornyhorn
Le label Acid Jazz, crée par Eddie Piler n’en fini plus de nous surprendre ! Le tournant des 90’s n’était pourtant pas évident et pourtant force est de constater que ce label anglais continue à nous sortir des petites pépites, qui montrent une fois de plus le dynamisme des labels spécialisés indépendants. Les compilations « Totally wired » ne sont pas nouvelles, elles étaient déjà la vitrine de ce label depuis le début des 90’s. Mais la Série 2 de celles-ci ont été relancés il y’a quelques mois. (un peu comme la saison 2 pour les séries télé !). Et vous avez donc ici le volume 3 de la série 2 sous titré "Old School New Cool". (Ca va jusque là vous me suivez ?!!!). La grande majorité des titres sur ce volume sont estampillés de la période 2003-2004. De la nouveauté donc avec beaucoup de noms inconnus et quelques artistes plus familiers des habitués. Cette compilation commence avec un titre pop-soul, esprit accoustique « (Love is) Alive in my heart » interprété par Andy Lewis avec un featuring de choix, le légendaire Keni Burke. Puisque l’on parle de noms un peu connus, on pourrait citer Akimbo et son titre jazz-funk énervé « Captain Connors » ou encore les islandais de Jaguar et leur titre blaxploitation « Calling all cars » (de 2001), qui démontre bien que l’on n’écoute pas que Björk à Reykyavik ! Dans les bonnes surprises on pourrait aussi citer la somptueuse reprise du titre de The Cymande « Brothers on the slide » interprété ici par Patchworks feat. Dapper Ray, ou encore le clin d’œil au titre de Gil Scott Heron « The revolution will not be televised », repris ici en “the revolution will be televised” de Smoove starring Ferank Man avec un sample de Hawayabastards. Le morceau qui sonne le plus acid jazz (le style) est sûrement celui de Louise Pollock entourée des Winston Rollins pour le titre « Lovechild » et les vétérans du label Acid Jazz New Mother Earth se la joue eux par contre funk-rock, avec les guitares tonitruantes de « Infamy ». Notons aussi la présence du très bon « Hod Carrier » de Spoon Bender avec une mise en avant de l’orgue que ne renierait pas James Taylor.Enfin la seule oldies mais goodies de ce disque est le morceau disco-funk endiablé de Jimmy James & The Vagabonds avec le titre « You don’t stand a chance (if you can’t dance) », morceau de 1976, non disponible sur Cd jusqu’à présent. Pas grand-chose à jeter donc sur cette compilation (à part Kanopus avec « Indecision », une sorte de Sous-Jamiroquai !) tant la sélection est éclectique et permet de démontrer une fois de plus que la soul, le funk et le groove underground plus généralement sont capables encore d’exciter nos sens ! Et c’est bien là l’essentiel !
