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Pleasantville

paru le02/02/2000de Gary Rossavec Tobey Maguire, Jeff Daniels, Joan Allen, William H. Macy

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Résumé

Pour s'extraire des angoisses d'une famille stressee et divisee des annees 1990, David aime s'evader en regardant la television et plus particulierement "Pleasantville", serie en noir et blanc datant des annees cinquante. Jennifer, sa soeur jumelle, est tout l'oppose de David: elle vit au jour le jour en parfaite harmonie avec le monde moderne. Jusqu'a ce que, par un etrange phenomene, Jennifer et David se retrouvent parachutes a "Pleasantville". Desormais integres au casting, ils vont parasiter la serie au point de changer la vie bien reglee des protagonistes.

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Critiques et avis

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Critique de husky63
PRESENTATION

L’effet « Sin city », beaucoup en parle lorsqu’il s’agit de représenter une image en noir et blanc parsemée de quelques touches de couleur. En réalité, même si j’adore Sin City, d’autres ont utilisé cette technique avant, comme la Liste de Shindler et de manière plus représentative Pleasantville dont il est question ici. Pleasantville a crée un véritable univers de teintes colorées au milieu d’un noir et blanc vieillot, résultant une œuvre inégalable. Malheureusement, bien trop peu connue.

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L’HISTOIRE

David est timide et simple, Jennifer est rebelle et extravertie. Tous deux sont jumeaux mais ne se ressemblent pas. Un soir, alors que David souhaite participer à un grand concours télé sur sa série préférée, un sitcom en noir et blanc des années 50 intitulé Pleasantville, et que Jennifer veut recevoir un garçon et avoir le salon pour eux, ils se disputent et casse la télécommande. Un réparateur venu de nulle part apparaît soudain et leur fait cadeau d’une étrange télécommande qui, une fois activée, les propulse dans la série Pleasantville dans la peau des deux ados de la famille, dans un monde en noir et blanc régi par des règles strictes, où les habitants ne connaissent que le quotidien, la politesse et la bonne humeur. Leur présence va tout chambouler. A chaque nouveau changement, la ville et les habitants prennent de la couleur, une épidémie qui va détraquer la série toute entière.

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CRITIQUE

On adore ou on déteste. Mais comment rester de marbre devant cette poésie visuelle qui nous étale durant 2 heures entières toute la magie du vrai cinéma (je parle du vrai cinéma, pas des gros budgets qui vous brûlent la rétine) ? Une féerie nous enveloppe à chaque nouvelle scène, chaque nouveau dialogue qui, au début niais et agaçants, mûrissent et nous étonnent. Les décors, d’une beauté certaine, nuancés de différents coloris, nous émerveillent de plus en plus à chaque nouvelle minute.

Il y a énormément d’humour, on ne peut s’empêcher de sourire et même de rire à plusieurs reprises (lorsque Jennifer apprend le sexe à tous ceux qui croisent son chemin, ou les pompiers qui ne réagissent pas quand on leur crie « au feu » mais seulement à « au chat », ou quand les gens ont peur de la pluie qui n’était jamais tombée jusque-là…).

La fin est légèrement décousue et est difficile à cerner, on n’en saisit pas forcément le sens. Peut-être est-elle trop vite postée et ne nous permet pas de redescendre sur Terre à temps, le choc de passer de la magie à la réalité étant trop brutal.
Certaines séquences paraissent confuses aussi mais c’est parce que cela nécessite plusieurs visions, une bonne réflexion et une large ouverture d’esprit, sans quoi le spectateur le plus crédule ou le plus formaté du cinéma Hollywoodien sera rapidement débité à la vue de ce tableau et ne pourra profiter du potentiel hors normes de Pleasantville.

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REALISATION

Une réalisation impeccable. Gary Ross qui jusque-là avait écrit quelques scénarios (Big, Président d’un jour) produit un travail incroyable.

Les effets spéciaux ne servent pas à créer le spectacle comme nombre de Blockbusters inutiles mais à enrichir l’œuvre, en douceur, en alternant les couleurs et le noir et blanc dans une même scène.

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SCENARIO

L’histoire est d’une richesse incroyable. On en oublie souvent l’essentiel dans un récit et c’est là que réside la puissance de Pleasanville. Le scénario n’est pas là pour faire avancer le film, le scénario est le cœur du film. Gary Ross, réalisateur et scénariste, est un homme plein d’imagination, plein de talent, qui aurait mérité meilleur accueil et de reconnaissance du public tant il se révèle supérieur à la plupart des scénaristes les plus connus.

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CE FILM…

- Ce film va bien au-delà de la simple créativité, il nous peint une vie, des personnages à la personnalité développée, des sentiments profonds.
- Ce film est comme un tableau, qui prend forme petit à petit, qui naît à chaque nouveau coup de pinceau, jusqu’à son achèvement et qu’il révèle enfin toute la richesse de son auteur.
- Ce film est un comme un courant d’air, il nous transporte au fil des saisons en un instant où nos souvenirs n’ont plus d’importance.
- Ce film est comme un voile sur la vérité, il vous dévoile des faits, à travers de multiples messages sous entendus, de la manière la plus convenable qui soit (le racisme, la différence, le changement, le sexe, le droit de la femme, la société mécanisée, les règles, la honte, le pouvoir…).
- Ce film n’est pas un chef d’œuvre, c’est une œuvre d’art, complètement unique en son genre qui, une fois qu’on l’a vue, laisse une empreinte impérissable.

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LES ACTEURS

Que dire à part qu’ils s’en sortent tous très bien ?
- Jeff Daniels nous procure toujours autant de bonheur, il est doté d’un véritable jeu aussi actif que porteur.
- Joan Allen est toujours aussi efficace et nous transporte totalement.
- Tobey Maguire tient ici un rôle bien plus convainquant que Spiderman qu’il incarnait sans grande conviction. Même si son jeu n’est pas toujours très vigoureux, il nous épate mieux que d’habitude.
- Reese Witherspoon est craquante à souhait, comme à l’accoutumé. Elle arrive avec une grande facilité à développer son rôle d’un film à l’autre. Blonde comme brune, elle est aussi jolie que douée. Dommage qu’on ne la voie pas davantage et que son personnage soit éclipsé après la moitié du métrage.

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VERDICT

Une œuvre d’art ! Cela suffit à vous conseiller ce film et vous dire qu’il ne faut pas hésiter trop longtemps.

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