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Terre d'ébène

paru le12/01/2000de Albert Londres

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Résumé

En 1927, le journaliste Albert Londres passe quatre mois en Afrique noire. A son retour, il écrit Terre d'ébène, violent réquisitoire contre la politique coloniale française. Les éditions du Serpent à Plumes ont réédité cet ouvrage d'une force rare.
En 1927, le journaliste et écrivain français Albert Londres s'embarque pour le continent africain. Pendant quatre mois, il sillonne l'Afrique " française " : Bamako, " capitale du Soudan ", Tombouctou, " amas de terre grisâtre et mal battue ", Ouagadougou, " ville dans la lune (…) sur la route de rien du tout. " Révolté par la condition des Noirs qu'il appelle " le moteur à bananes ", Londres part en guerre contre l'injustice. Cynique et implacable, il observe et dénonce avec verve : " Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire tort, il est de porter la plume dans la plaie. " Contre ceux qui font " de la civilisation à tâtons ", il décrit les petits scandales de cette vaste terre, les mesquineries quotidiennes des colons, la " marchandise de traite " - les objets désuets et inutilisables que la France vend aux Africains -, l'apartheid qui ne porte pas encore son nom. Il se moque : " Finis les enthousiasmes du début, la colonisation romantique, les risques recherchés, la case dans la brousse, la conquête de l'âme nègre, la petite mousso ! On s'embarque maintenant avec sa femme, ses enfants et sa belle-mère. C'est la colonie en bigoudis ! " Pourtant, le ton se fait plus grave lorsqu'il se penche sur le cas des métis, rejetés de tous côtés, et polémique, lorsqu'il interpelle directement les hommes politiques aveugles. Il promet ainsi à " Monsieur le ministre des Colonies " des photographies qu'il ne trouvera pas " dans les films de propagande ". Albert Londres ne cache pas son dégoût devant l'exploitation monstrueuse des Africains : " L'esclavage, en Afrique, n'est aboli que dans les déclarations ministérielles d'Europe. (…) L'esclave ne s'achète plus, il se reproduit. C'est la couveuse à domicile ! " La description de la condition des coupeurs de bois est peut-être l'un des passages du livre des plus terrifiants. Albert Londres y raconte avec justesse le massacre des hommes autant que celui des arbres. " Au siècle de l'automobile, un continent se dépeuple parce qu'il en coûte moins cher de se servir d'hommes que de machines ! Ce n'est plus de l'économie, c'est de la stupidité. " A sa sortie, Terre d'ébène fait bien sûr scandale. Mais malgré les menaces, les injures, les assignation à procès, Albert Londres tient bon : " Je ne retranche rien au récit qui me valut tant de noms de baptême ; au contraire, la conscience bien au calme, j'y ajoute. Ce livre en fera foi. " -- Olivia Marsaud--

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