Recherche        
3
Acheter sur Amazon

Le Caveau de Famille

paru le02/03/2011de Mazetti Katarina

Membres possédant ce produit aurele63papou53
Membres désirant ce produit

Résumé

Après l’immense succès du Mec de la tombe d’à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu’il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… Comme le disait un critique littéraire suédois : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Critiques et avis

Soyez rémunéré pour chaque avis pertinent déposé !

Critique de VallaoConclusion de la quatrième de couverture : "Pétillant et jubilatoire !"
Expression surfaite, à mon sens. Je n'ai justement pas retrouvé du tout ce "pétillant" que j'avais tant aimé dans le premier volet.

La couverture illustre parfaitement le fil rouge de l'histoire : un coeur en cage.
Usant de la même forme de narration que dans l'épisode précédent (alternance du récit des mêmes événements par les deux protagonistes), Katarina Mazetti fait ici un pamphlet du couple qui était sous-tendu dans "Le mec de la tombe d'à-côté" ; à travers le quotidien de Désirée et Benny, elle montre à force d'exemples multiples (c'est peu de le dire, limite c'est lourd) à quel point les femmes, au XXIe siècle, sont encore et toujours prisonnières de l'image ancestrale qui leur colle à la peau : celle de la femme au foyer, qui, parce qu'elle ne travaille pas à l'extérieur de chez elle finit par être exclue de la société, celle dont on ne considère pas les tâches ménagères, l'organisation du foyer, comme étant un vrai travail (qui permet pourtant un certain confort aux autres membres de la famille) ; celle qui finit par se reclure à force d'être déconsidérée, dénigrée par son mari ; celle qui de toute façon n'a plus la force de se battre tant elle est assommée par le quotidien.

Pour faire bonne mesure, les difficultés de Benny, petit agriculteur face à la machine de l'Union Européenne, sont évoquées au fil du récit, mais il semble que ce ne soit que pour mettre davantage en abyme les atermoiements de Désirée.
Certes, ce féminisme exacerbé n'est pas pour me déplaire, sur le fond. Mais je trouve que la forme était bien plus plaisante dans le premier épisode. Katarina Mazetti a toujours ce sens des dialogues décapants, mais ici, je n'ai pas retrouvé ces situations complètement cocasses jusqu'à la caricature, frôlant souvent l'absurde, que l'auteure avait si bien mises en scène dans "Le mec de la tombe d'à-côté".
Je dirais même que, malgré quelques sursauts de tendresse, il ressort de cet ouvrage un certain cynisme, qui laisse bien peu de place à l'humour.

Et moi, j'attendais de rire.

DVD Jeux vidéo Livres CD Aide
Droits réservés 2020 - Cerivan