Des millénaires avant que l'homme essaime dans la galaxie, les Laymils ont disparu. Il n'en reste qu'un anneau de ruines tournant autour d'une géante gazeuse et une énigme. Se sont-ils suicidés pour échapper à un péril pire que la mort ? Ont-ils succombé à une attaque mystérieuse ? Dans l'habitat implanté près des débris par le premier seigneur de Ruine, la princesse Ione Saldana continue à chercher des réponses. Elle règne sur Tranquillité, un polype vivant et intelligent, et ses trois millions d'habitants, chercheurs, industriels, diplomates et aventuriers venus chercher fortune en dénichant dans l'amas de Ruine les vestiges des Laymils. Loin de Tranquillité, de sa richesse et de sa sécurité, des colons, sur la planète Lalonde, tentent d'arracher leur terre à la forêt et à ses dangers. Dans la boue et la puanteur d'un monde sauvage, ils sont là pour la vie, espérant créer un nouvel éden, exilés volontaires des arches surpeuplées qui recouvrent la Terre. Dans ce chaudron en ébullition, que peut causer l'arrivée d'une intelligence extraterrestre intangible, cherchant on ne sait quelles connaissances, fantôme assoiffé de curiosité qui depuis des siècles explore l'espace infini ?
Très bonne impression laissée par ce livre dont voici le premier tome d'une trilogie qui commence pour le mieux. Ce livre a les qualités de ses défauts et inversement. Livre très dense qui fourmille de vocabulaire, d'actions et de personnages. Voilà qui peut dérouter au départ car cela fait énormément d'informations au départ et cela peut en rebuter plus d'un. Ceci dit, le plaisir est à ce prix car il offre un véritable dépaysement. Soit on entre de plein pied dans ce livre en s'accrochant soit on reste à quai totalement déboussolé. Beaucoup de bonnes idées qui mélangent le meilleur de la SF comme ces biotecks, engins servant les hommes mais à partir de souches vivantes et organiques. Amateur de sensations, restez donc accroché. C'est du space opéra, genre littéraire foisonnant que Peter F. Hamilton sait renouveler sans faire aucune concession.