Le long voyage d'Ayla et de Jondalar s'achève. Jondalar retrouve la Caverne des Zelandonii qui l'a vu naître et qui se réjouit de son retour. L'accueil fait à l'étrangère qui l'accompagne est plus mitigé. Cette femme parle avec un accent curieux, et surtout, elle est accompagnée d'un loup et de deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant. De son côté, Ayla est prête à tous les sacrifices pour se faire accepter du peuple de l'homme qu'elle aime. Jean Auel puise de nouveau dans ses connaissances scientifiques très sûres pour nous décrire ce tournant dans l'histoire de l'humanité : la conquête par l'homme de la pensée abstraite, du langage et de l'art, mais aussi les prémisses de la domestication des animaux.
J'ai dans l'ensemble assez aimé cet opus de la saga mais je l'ai trouvé légèrement moins réussi que les précédents que j'avais beaucoup aimés. Ayla et Jondalar commencent ici leur périple pour rejoindre la lointaine 9ème caverne des Zélandoniis et l'histoire est toujours aussi bonne mais je trouve que l'auteur est tombé dans un travers qui m'a quelque peu gâché la lecture, c'est-à-dire de répéter souvent et tout au long du livre des évènements ou des anecdotes qui se sont déjà passé aux cours du récit dans les précédents tomes. A part ce petit "défaut" de l'auteur le livre est réussi.