Avis de Melisende
Je félicite Tracy Chevalier, d'avoir tisser cette histoire et d'être parvenue à relier tous les éléments entre eux, car, il faut bien l'avoir en tête, on ne sait quasiment rien de ces tapisseries. On ne connaît pas le peintre qui a fait les premiers cartons, on n'est pas sûr des maîtres lissiers qui ont réalisé les tapisseries finales, on ne connaît pas le commanditaire et on n'est même pas certain de ce que représentent vraiment les différentes figures. Enfin, on n'a pas non plus de certitude concernant les dates de fabrication... Vous pouvez constater que cela fait beaucoup d'incertitudes, et pourtant, l'auteur met en place un enchaînement d'événements et d'idées, certes relevant d'hypothèses, mais qui tiennent vraiment la route. Pourquoi est-ce que ça ne se serait pas passé comme ça, finalement ? Bon, il est vrai que les choses sont romancées, quoique, cela reste tout de même léger et ne prend pas toute la place dans l'histoire de la naissance de l'oeuvre. La fabrication des tapisseries est bien décrite, mais pas trop non plus, pour ne pas ennuyer le lecteur. Au final, romance et termes techniques sont bien dosés, ni trop, ni trop peu.
En ce qui concerne le style en lui-même, et la forme en générale ; comme pour La Jeune fille à la perle, c'est très agréable à lire, très fluide et très doux. Descriptions et dialogues sont eux aussi bien dosés et permettent une lecture rapide, sans véritable problème. Il y a quelques termes techniques qui peuvent "gêner" les non-initiés à la vie de l'époque, mais c'est vraiment minime.
Ce que j'ai surtout apprécié dans cette lecture, ce sont les différents points de vue successifs, au nombre de sept (il me semble). Chaque partie est à la première personne, et permet donc une plus grande empathie, mais le narrateur est à chaque fois différent (Nicolas des Innocents, Claude Le Viste, Geneviève de Nanterre,...). La progression de l'histoire n'en est pas ralentit, au contraire, car elle continue sans interruption, seul la voix du narrateur et donc sa vision des choses change.
Au final, c'est un très bon moment que j'ai passé avec Tracy Chevalier (encore une fois), et je conseille fortement cette lecture, à ceux qui portent un intérêt (même minime) à cette époque (XVème siècle), ou aux mystères entourant ces célèbres tapisseries...
En ce qui concerne le style en lui-même, et la forme en générale ; comme pour La Jeune fille à la perle, c'est très agréable à lire, très fluide et très doux. Descriptions et dialogues sont eux aussi bien dosés et permettent une lecture rapide, sans véritable problème. Il y a quelques termes techniques qui peuvent "gêner" les non-initiés à la vie de l'époque, mais c'est vraiment minime.
Ce que j'ai surtout apprécié dans cette lecture, ce sont les différents points de vue successifs, au nombre de sept (il me semble). Chaque partie est à la première personne, et permet donc une plus grande empathie, mais le narrateur est à chaque fois différent (Nicolas des Innocents, Claude Le Viste, Geneviève de Nanterre,...). La progression de l'histoire n'en est pas ralentit, au contraire, car elle continue sans interruption, seul la voix du narrateur et donc sa vision des choses change.
Au final, c'est un très bon moment que j'ai passé avec Tracy Chevalier (encore une fois), et je conseille fortement cette lecture, à ceux qui portent un intérêt (même minime) à cette époque (XVème siècle), ou aux mystères entourant ces célèbres tapisseries...





