"Désormais, ma vie ne m'appartenait plus, je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère." Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet "heureux événement" qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. Après Mon père et Clandestin, la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.
Je vous recommande cette lecture. C'est une vision toute particulière qu'a l'auteur, depuis son ressenti de la grossesse à l'arrivée de ce petit être qu'elle ne connaît pas, elle apprend à le connaître. Ses mots sont francs, sans détours, sans pudeur, parfois violents même. Elle parle aussi des relations avec son compagnon, forcément perturbées par son mal être, sa nostalgie "d'avant"...