Le narrateur, sans identité précise, vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d'autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C'est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l'échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d'anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l'amour de son prochain.
Fincher,après nous avoir balancé son SEVEN en pleine tronche,il nous remet une claque.Speed,violent,immoral,bref complètement barré,Fight Club est un film culte par la réalisation et la narration de cette histoire,raconté par le personnage principal,dont le final nous réservé une grande surprise...
Un film culte qui a confirmé, si besoin en était, que Ficher est un des meilleurs réalisateurs de notre époque. Il signe là probablement son meilleur film, pour moi bien au-dessus de seven.
Avec du suspense, de l'action, des personnages très attachants et au combien humains. Mais ce qui est avant tout intéressant, c'est la profondeur psychologique de l'histoire. Une histoire qui parle avant tout d'amitié, de relations sociales, du mal de vivre, mais jamais en ennuyant le spectateur avec des questions existentialistes. La réflexion doit intervenir surtout après le film, elle découle de l'action.
Comme dans la vraie vie, c'est l'expérience "vécue" qui permet plus que toute autre chose de réfléchir à sa condition. Ici, c'est une tranche de vie riche en action qui permet cela.